Troubles de l’orgasme féminin : vais-je réussir à jouir ?

troubles de l'orgasme féminin

Malheureusement le sexe ne mène pas toujours à la jouissance. Si certaines femmes ont plusieurs orgasmes, d’autres ne connaissent pas le septième ciel. Le problème c’est que lorsqu’on ne jouit jamais, on commence à se poser des questions. S’agit-il d’une mauvaise période, d’un.e partenaire maladroit.e ou de troubles de l’orgasme féminin ?

Un final orgasmique

Surnommé “la petit mort “, l’orgasme est une réponse physiologique qui se déclenche lorsque l’excitation sexuelle est à son comble. Au fur et à mesure, le plaisir monte jusqu’à atteindre cet état d’extase particulier. La jouissance est assez reconnaissable puisqu’elle se traduit par des réactions physiques et psychiques. En effet, le rythme cardiaque s’accélère, les muscles pelviens se contracte et le clitoris se rétracte. Du côté des émotions, certaines femmes crient, d’autres rient et quelques-unes pleurent. Dans tous les cas, l’orgasme est suivi d’une sensation de bien-être et de plénitude.

Tout comme pour les hommes, la jouissance féminine peut être atteinte seule ou à deux, via la masturbation ou via une relation sexuelle. D’ailleurs, il n’existe pas un seul orgasme mais plusieurs. Ainsi l’intensité du plaisir ressenti varie non seulement d’une femme à l’autre mais également d’une expérience à l’autre. Il ne faut pas oublier que le corps n’est pas une machine et que l’orgasme ne se commande pas.

Jouissance où es-tu ?

S’il est tout à fait normal de ne pas jouir à tous les coups, une absence totale ou partielle d’orgasme pose quand même question. Notamment lorsque la vie sexuelle est bien entamée et que certaines expériences se reproduisent invariablement. On parle de troubles de l’orgasme féminin dans deux cas précis :

  • Quand la personne n’a jamais connu d’orgasme, que ce soit en solo ou une duo. Cette situation est appelée anorgasmie ou anorgasmie primaire.
  • Quand la personne a des difficultés à atteindre l’orgasme, particulièrement lors de la pénétration ou lors d’une relation sexuelle. Contrairement à l’autre cas, cette personne a déjà fait l’expérience de la jouissance mais n’y arrive plus ou seulement dans certaines situations. On parle alors de dysorgasmie ou d’anorgasmie secondaire.

Vous vous reconnaissez dans l’un des deux cas ? Attention cependant à ne pas vous auto-diagnostiquer trop vite. Une méconnaissance de son corps et/ou de la sexualité peut vous induire en erreur. Un orgasme bref ou discret peut être confondu avec un plaisir intense par exemple.

Pourquoi l’orgasme ne vient pas ?

Les causes des troubles de l’orgasme féminin sont multiples et variées. La première étant une méconnaissance du corps et de l’intimité. En effet, difficile de jouir sans comprendre le fonctionnement de l’appareil génital et sans connaître l’existence du clitoris et des zones érogènes. De plus, ne pas savoir ce qui nous fait du bien, ce qui est douloureux ou ce qui nous rend mal à l’aise complique encore plus les choses. Par ailleurs, cette ignorance débouche souvent sur une méconnaissance de la sexualité. En cas d’inexpérience, on a tendance à suivre l’autre et à ne pas prendre en compte son propre plaisir. On ose pas prendre l’initiative ou guider l’autre dans ses caresses. Sans oublier que cette méconnaissance s’accompagne parfois de honte ou de culpabilité, ce qui éloigne toujours plus la jouissance.

Si la communication est primordiale pour atteindre l’orgasme, l’écoute du partenaire l’est tout autant. Certaines personnes sont totalement concentrées sur leur plaisir et oublient celui de l’autre. Malheureusement dans la plupart des relations hétérosexuelles, l’éjaculation masculine reste le seul objectif à atteindre. Or, il est impossible de jouir si la relation sexuelle s’arrête totalement au moment de l’orgasme de l’autre. Surtout quand on sait que l’orgasme féminin est parfois plus long et imprévisible que celui de l’homme.

Ensuite, une mauvaise estime de soi ou un blocage émotionnel empêche souvent d’atteindre la jouissance. On ne s’abandonne pas totalement car on a peur de perdre le contrôle ou d’être dans une potentielle situation de faiblesse. Parfois c’est l’image de soi jouissant qui nous repousse et nous bloque totalement. En outre, certaines personnes perfectionnistes et impatientes sont incapables de jouir car elles se focalisent sur la performance sexuelle. Elles sont anxieuses à l’idée de l’absence d’orgasme et baissent les bras lorsque le plaisir n’est pas immédiat.

Enfin, ces troubles de l’orgasme féminin peuvent être liés à des traumatismes physiques ou psychologiques. Un accouchement compliqué, un décès brutal ou même des abus sexuels.

Objectif jouissance

Heureusement, ces troubles ne sont pas irréversibles et plusieurs solutions sont envisageables. Tout d’abord, n’ayez pas peur de consulter un.e psychologue ou un.e sexologue. C’est le meilleur moyen pour comprendre ce qui vous bloque et vous empêche de jouir. Cela vous permettra aussi de travailler sur votre estime de soi et votre capacité à lâcher-prise. D’ailleurs, vous pouvez également vous tourner vers les thérapies alternatives basées sur le travail de libération émotionnelle.

Dans un second temps, prenez le temps d’explorer votre corps et votre intimité. Que ce soit via la masturbation ou la recherche d’informations théoriques. Le plus important c’est d’en savoir plus sur vous et sur votre plaisir. De plus, n’hésitez pas à lire des textes érotiques, à regarder des films pornographiques ou à faire des jeux sensuels. L’idée étant de découvrir ce qui vous stimule, ce qui vous excite le plus.

Par la suite, parlez-en avec votre partenaire. Guidez-le lors de vos ébats et ne focalisez pas seulement sur sa jouissance. Pourquoi ne pas lui proposer du sexe sans pénétration ? Grâce à cette pratique, vous serez libérée de toute attente ou notion de performance sexuelle.

En outre, dans le cas d’une grossesse ou d’un accouchement difficile, la rééducation ou la tonification du périnée permet de se reconnecter à son corps et à ses sensations.

Pour finir, si l’absence d’orgasme s’accompagne de douleurs, prenez rendez-vous avec votre gynécologue ou votre sage-femme. Les troubles de l’orgasme féminin peuvent être le signe d’une affection plus grave.

Photo ©Koolshooters

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Vous aimerez aussi