Le syndrome des ovaires polykystiques ou sopk

SOPK

Le syndrome des ovaires polykystiques n’est pas synonyme de kystes aux ovaires, mais plutôt d’une multitude de follicules au développement inachevé. Cette dénomination provient des années 30 et d’une confusion lors des premières observations.

Différence entre kystes et SOPK

Concernant les ovaires, on parle de kyste fonctionnel lorsque le follicule n’a pas ovulé et qu’il continue de grossir (jusqu’à 5 cm). Dans la majorité des cas, celui-ci disparaît seul en deux mois. Le deuxième cas est le kyste organique, qui apparaît lors d’une inflammation des tissus ovariens et le plus souvent avec l’âge. Si celui-ci grossit sans forcément régresser, une intervention chirurgicale peut-être envisagée. Dans les deux cas, 5% des femmes développeront un kyste au cours de leur vie. Et ce dernier sera bénin dans 95% des cas.

Revenons au syndrome des ovaires polykystiques, qui lui est un dérèglement hormonal. Au début du cycle menstruel, un des ovaires va développer une dizaine de follicules. Seulement un arrivera à maturation pour expulser un ovocyte, potentiellement fécondable par un spermatozoïde. Lorsque l’on est victime du SOPK, le corps produit un excès d’androgènes, c’est-à-dire plus d’hormones mâles développant alors une vingtaine de follicules. Le problème, c’est qu’aucun n’arrive à maturation pour libérer un ovocyte. D’où la principale complication de cette maladie: l’infertilité.

Quels symptômes ?

Lorsqu’on est atteinte de SOPK, les ovulations sont rares, voire absentes et les cycles irréguliers. La détection de la maladie est généralement tardive, lorsque l’on souhaite procréer et que la question de la fertilité se pose. En effet, le syndrome des ovaires polykystiques est la première cause d’infertilité chez les femmes.

Ensuite, l’excès d’androgènes, plus précisément de testostérones, se traduit par une pilosité accrue (70% des femmes), de l’acné et une chute de cheveux. Certains symptômes comme les cycles irréguliers ou l’acné sont très souvent mis sur le compte de l’adolescence, rendant une fois de plus, la maladie peu détectable…

A long terme, le déséquilibre hormonal provoqué par la maladie dérègle le métabolisme de manière plus générale. Il entraîne surpoids, hypertension artérielle, et trouble de la glycémie. Notamment en raison de la forte résistance à l’insuline dont les malades sont prédisposées. De manière moins fréquente, des tâches foncées peuvent apparaître au niveau de la nuque, des bras et de l’aine. Ils sont la conséquence d’un taux élevé d’insuline. L’humeur dépressive et l’anxiété peuvent également être une conséquence du syndrome des ovaires polykystiques.

Que faire contre le sopk?

Malheureusement, il n’existe à ce jour aucun traitement contre la maladie, sauf celui de l’atténuation des symptômes. En effet, une prise de traitement médicamenteux contre l’acné, l’hirsutisme ou l’infertilité peut se révéler satisfaisante. Par ailleurs, la pilule oestroprogestative, en réduisant la production d’androgènes, peut réduire l’acné et la pilosité.

Concernant les risques métaboliques tel que le diabète, ils seront atténués par une bonne hygiène de vie. Ainsi une alimentation saine et une activité physique régulière entretiendront une bonne santé.

Photo ©rfstudio

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