Malvina Giannone, entre sonothérapie et féminin sacré

sonothérapeute

Alors qu’elle attend son premier enfant, Malvina découvre la sonothérapie. Une véritable révélation pour cette infirmière de métier. Cette initiation lui ouvre les portes des médecines alternatives : magnétisme, radiesthésie ou encore lithothérapie. Aujourd’hui, non seulement elle propose des séances de soins sonores et énergétiques mais elle organise également des cercles de femmes.

Quel a été ton point de départ ? Ton déclic ?

J’ai eu un déclic, il y a cinq ans, lors de ma première grossesse. En effet, on entend souvent que la grossesse peut développer un sixième sens et cela a été mon cas. J’ai eu des visions. Je pense que j’en avais déjà fait l’expérience en étant enfant. Mais j’avais simplement oublié ou enterré ces souvenirs dans mon inconscient. Alors que j’étais enceinte, j’ai pris conscience des énergies et des vibrations qui nous entourent. Très puissante, cette (re)découverte m’a bouleversée. Je me suis posée beaucoup de questions et j’ai ressenti le besoin d’en savoir plus, de comprendre ces visions.

Durant cette période de questionnement, je suis tombée sur la sonothérapie et cela a été une révélation. Venant d’une famille de musiciens, je baigne dans la musique depuis que je suis petite. Mes parents faisaient partie d’un groupe de musique, mes oncles et tantes aussi. Moi-même, je jouais du piano. Je possédais donc une fibre artistique et une certaine sensibilité à la musique. C’est pourquoi, la sonothérapie m’a tout de suite fascinée. Notamment ce pouvoir incroyable des sons sur le corps.

Puis progressivement, je me suis intéressée à d’autres univers et médecines alternatives. J’ai suivi des formations de magnétisme, de radiesthésie, de lithothérapie et de féminin sacré. Aujourd’hui je partage mon temps entre mon travail d’infirmière, mes séances de soins sonores et énergétiques et les cercles de femmes.

Qu’est-ce que la sonothérapie ?  

La sonothérapie se définit par la guérison par les sons. Elle repose sur deux principes fondamentaux : tout est vibration, tout est énergie et les sons propagent des ondes capables d’entrer dans les cellules de n’importe quel organisme. Que ce soit un humain, un végétal ou un objet. Pour illustrer ce phénomène, je prends toujours l’exemple d’une expérience réalisée par Masaru Emoto, un chercheur japonais, avec de l’eau. En fait, ce test consistait à jouer diverses fréquences sonores devant des bols d’eau. Lors de cette première phase, on observait déjà que les mouvements des liquides étaient différents d’un son à l’autre. Puis le chercheur a congelé les bols. Le lendemain, chaque récipient contenait des cristaux particuliers…

Or, quand on sait que le corps est composé à 70% d’eau, on imagine facilement ce que les sons peuvent provoquer dans notre organisme. Par ailleurs, si la sonothérapie est proche de la lithotérapie, en termes d’ondes vibratoires, elle est néanmoins plus puissante. Les ondes entrent et se répandent plus profondément dans le corps. Effectivement, dès l’instant où l’on joue et où l’on dispose les bols sur la personne, celle-ci ressent des vibrations.

Comment se passe une séance individuelle ?

Je commence toujours par un entretien avant le soin pour connaître les besoins et les objectifs de la personne. Pour savoir si elle a des problèmes de sommeil, des maladies ou des douleurs chroniques. Certaines personnes cherchent surtout un moment de détente et de bien-être.

Ensuite, la séance débute. Je travaille essentiellement avec des bols tibétains certifiés Peter Hess. J’aime le préciser car ils ont la particularité d’être composés de douze métaux et non pas sept comme les bols traditionnels. Donc la personne s’allonge et je viens faire chanter les bols tibétains autour d’elle et sur son corps. Par la suite, j’appose mes mains pour rechercher d’éventuels blocages émotionnels et rediriger l’énergie.

En fonction des maux rencontrés, je peux proposer un suivi en trois séances. Pour aller plus loin et travailler plus intensément la libération des émotions. Dans ce cas, je travaille chakra par chakra à l’aide de pierres et d’huiles essentielles.

Ce qu’il faut savoir c’est que la sonothérapie est une thérapie douce. Je ne suis pas médecin mais j’accompagne la guérison du corps. Il est indispensable que la personne, en sortant de la séance, fasse un travail pour guérir elle-même.

Pourquoi ce désir d’accompagner les femmes, celles qui désirent un enfant et les mères ?

Parce que je me suis rendue compte, avec ma première grossesse, qu’il n’y avait pas d’accompagnement holistique de la femme enceinte. Alors que tout ce qu’on vit est tellement intense. On porte quand même la vie ! Avec tous les maux de grossesse, le bien-être physique et émotionnel est d’autant plus nécessaire.

Les femmes en essais bébé ne sont pas non plus bien accompagnées. Personnellement, je suis tombée enceinte au bout d’une année. Je commençais à désespérer et je ne savais pas quoi faire pour me sentir bien. Oui, j’en discutais avec mes amies mais elles ne pouvaient pas faire grand chose pour moi. J’avais besoin de quelque chose de plus profond.

En dehors de cette expérience personnelle, j’adore travailler avec des femmes. J’aime animer des cercles et sentir qu’il existe un lien qui nous unit toutes.

Quelle place occupe le féminin sacré et la sororité dans ta vie ?

Une très grande place et un peu plus chaque jour. Se sentir femme est très important pour moi. On a toutes ce pouvoir de l’intuition et de la créativité. Nous sommes liées à la Lune et malheureusement beaucoup de femmes l’ignorent. C’est pourquoi, à travers les cercles, j’ai envie de leur montrer notre lien à la nature, notre cyclicité souvent effacée par les traitements hormonaux.

D’ailleurs, j’initie ma fille depuis qu’elle est petite. Je lui explique que toutes les femmes sont influencées par la Lune. Je lui apprends les différentes phases de la Lune et le principe des lunaisons. J’essaye de la faire participer à quelques rituels. Par exemple, lors de la pleine lune, le moment idéal pour lâcher-prise, je lui propose qu’on s’allonge ensemble et de dire tout ce qui n’a pas été dans la journée. Ou alors on allume une bougie. Résultat, elle adore la Lune ! Je suis contente de lui transmettre ces savoirs et de partager ces moments avec elle.  

Qu’est-ce que ce travail t’apporte au quotidien ? Comment te sens-tu ? 

Je suis toujours émerveillée. Voire surprise de constater que les femmes n’ont pas conscience de leur pouvoir d’intuition et de la possibilité de vivre en écoutant leur cycle menstruel. Finalement, je suis heureuse de pouvoir leur transmettre ces connaissances. Je me dis qu’elles pourront les mettre à profit et en parler avec les femmes de leur entourage.

Parfois je dois travailler beaucoup mais je ne suis pas fatiguée car je suis passionnée par mon travail. Que ce soit avant, pendant et après les séances et les cercles, je ressens un état de satisfaction constant.

Est-ce que tu as l’impression d’être encore en train d’apprendre ?

Forcément on en apprend tous les jours, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. Mais avec les cercles, je découvre énormément de nouvelles choses. Pendant ces temps où la parole se libère, les femmes se livrent et racontent leur histoire personnelle. Certaines sont pleines de sagesse, d’autres de courage. D’ailleurs je les remercie pour ces moments de partage, de confiance et de bienveillance.

Quel est le regard des autres par rapport à ce projet ?

Ma famille est très ouverte sur le plan de la musique ou de la spiritualité. Elle m’a tout de suite soutenue. Effectivement, au début quand je pratiquais la sonothérapie par plaisir, sans but professionnel, je m’occupais uniquement de mes proches. Très vite, ces derniers m’ont dit que j’avais un don et que je ne pouvais pas en rester là. Ils m’ont poussé à développer mon activité pour que je puisse aider les gens.

En dehors de mon entourage proche, ce n’était pas évident avec tout le monde. Cependant, je suis tellement convaincue de ma pratique et de ses bienfaits, que je n’hésite pas à foncer. Qu’importe que les gens ne veulent pas entendre, cela ne m’empêchera pas de continuer mon travail. De toute façon, on ne peut pas plaire à tout le monde et certaines personnes seront toujours fermées à ce genre d’approche holistique. J’ai appris à ne plus me soucier du regard des autres.

Est ce que tu as des modèles ? Des sources d’inspiration ? 

Je dirais le premier livre sur le féminin sacré que j’ai lu, “Lune Rouge” de Miranda Grey. Il a été en quelque sorte l’élément déclencheur qui a changé mon approche du cycle féminin. Sinon j’aime beaucoup Susun S. Weed, l’autrice du livre “Le trèfle de vie” qui rassemble les plantes médicinales de la grossesse. Ou encore les livres de Michel Odoul, fondateur du shiatsu et formé à la médecine traditionnelle chinoise, sur le corps et les messages de l’âme.

Ma grand-mère est également une source d’inspiration. Elle m’a beaucoup apporté quand j’étais petite.

Et la suite c’est quoi ? Est-ce que tu as des projets pro ? Des projets persos ?

Mon rêve serait de vivre de mon activité pour pouvoir démissionner de mon travail d’infirmière. Autrement, j’ai aussi envie de me former sur la pratique du sauna de la Yoni et sur le soin rebozo. J’ai ce désir très fort d’accompagner les femmes souffrant d’endométriose, en parcours PMA et en post-partum. Et ce, toujours dans une démarche holistique.

Pour finir, j’ai mis en place un nouveau rituel, le Blessingway. Il s’agit d’une fête qu’on organise pour célébrer la future maman et prendre soin d’elle.

Si tu jetais une bouteille à la mer, quel message te laisserais-tu pour ton toi futur ou pour les prochaines générations ?

Il faut écouter son coeur car c’est lui qui connaît le chemin.

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