Retour d’expérience : tester son microbiote

tester son microbiote

Et si tester son microbiote pouvait nous aider à déceler certains dysfonctionnements ou comprendre certaines réactions corporelles ? Pour ma part, je souhaitais découvrir la face cachée de mes intestins.

Le microbiote, c’est quoi ?

Tout d’abord, l’intestin c’est huit mètres de long et 100 000 milliards de bactéries dans l’intestin grêle et surtout le côlon. D’ailleurs, 90% des matières fécales seraient des bactéries. Celles-ci se partagent le gâteau avec d’autres micro-organismes, virus et levures, et forment ainsi la flore intestinale ou le microbiote.

Un microbiote se diversifie en grandissant et pèse à l’âge adulte presque deux kilos. Effectivement, les intestins sont stériles à la naissance. Avec l’allaitement, la diversification, les habitudes alimentaires, l’environnement, la génétique et la qualité de l’alimentation, l’état du microbiote va évoluer.

Celui-ci communique avec son environnement via le puissant réseau de neurones qui tapissent l’intestin. C’est pourquoi l’on parle de deuxième cerveau. Celui-ci étant capable de produire des hormones telles que la sérotonine ou la dopamine, hormone du bonheur et du plaisir ! Et si l’on réagit à l’anxiété avec des spasmes et des contractions abdominales, pourquoi l’intestin et son microbiote n’auraient-il pas d’impact sur nos humeurs et nos émotions ? 

Pourquoi tester mon microbiote ?

Nombreuses sont les raisons de tester son microbiote. Les maux de ventre, ballonnements ou transits paresseux sont souvent la base d’un questionnement sur l’état de notre bidon. Comme les organes interagissent entre eux, des troubles du sommeil ou des problèmes de peau comme l’acné ont peut-être un lien avec les intestins. Personnellement, c’est l’envie de connaître la diversité de mon microbiote et d’y déceler des déséquilibres qui m’a convaincu. Une promotion “saisonnière” a joué un rôle dans la décision finale, ce genre de test restant relativement cher. Sans compter son intérêt pour l’amélioration de ma santé générale.

Le test en pratique

J’ai réalisé le test Gniom-Check de l’entreprise française dite de médecine intégrative: PhysioQuanta. J’ai en eu connaissance via leur marque de compléments alimentaires. Car oui, la santé reste un marché où l’analyse du microbiote va de pair avec des solutions pour le rééquilibrer. Une fois le test commandé, vous allez répondre à une série de questions pour déterminer votre profil, votre environnement, votre sport et vos habitudes alimentaires. J’imagine que ce questionnaire intervient lors de l’interprétation des résultats.

Une fois reçu, le kit se compose d’un coton-tige avec un tube de prélèvement, d’un code d’activation et d’une enveloppe pour envoyer l’échantillon. Quel échantillon ? Celui de vos selles pardi ! Méthode la plus simple et efficace pour analyser ce qui sort des intestins. Pas de panique, une très petite quantité suffit. On frotte légèrement le coton tige sur le papier toilette après s’être essuyé pour le glisser dans le tube de prélèvement. Et voilà, le tour est joué. Après l’envoi vers le laboratoire d’analyses, on peut activer son kit sur le site via le code personnalisé et attendre les résultats.

Les résultats

Une fois l’analyse effectuée, une cartographie du microbiote est disponible avec trois niveaux de lecture: essentiel, zoom et expertise. L’essentiel regroupe les principales tendances à savoir l’équilibre général de notre flore intestinale, sa diversité et sa perméabilité. Le deuxième niveau regroupe les micro-organismes et bactéries selon les problématiques liées telles que l’efficacité digestive, la gestion du poids, l’équilibre émotionnel ou encore la production de vitamines. Des codes couleurs et pourcentages permettent de mieux visualiser les carences ou excès des bactéries. Enfin, le dernier niveau retranscrit la liste détaillée des bactéries présentes et leurs valeurs.

Plutôt clairs, les trois niveaux permettent de se rendre rapidement compte de l’état de ses intestins et de mettre en évidence certains symptômes. Une perméabilité intestinale de 30% indique que la paroi des intestins est altérée par exemple. Reste à trouver la cause: intolérances alimentaires, allergies ou encore syndrome du côlon irritable ? À ce stade, les résultats du test ne donnent pas de réponses mais des recommandations. Des conseils sur les aliments à consommer, ainsi que des compléments alimentaires et/ou probiotiques adaptés à l’état de sa flore intestinale.

Il me semble que ce test est une bonne approche, peut-être complémentaire à une prise de sang, pour connaître les déséquilibres intérieurs et trouver des liens avec certains symptômes. En discuter avec un médecin, ou un.e naturopathe peut également aider à y voir plus clair. Ou en tout cas aller plus loin que les recommandations du site pour améliorer son bien-être.

Photo ©Anete Lusina

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