Mais pourquoi ai-je encore de l’acné ?

acné

Il y a le petit bouton qu’on cache à coup de correcteur, et ceux plus incrustés dont on a l’impression de ne jamais se débarrasser. Passé l’adolescence, l’acné fait des ravages sur notre peau mais surtout sur notre moral. Retour sur cette maladie tout à fait inégale.

L’acné, qu’est-ce que c’est ?

Acné, acné quand tu apparais, la vie en devient ombragée … Rares sont ceux et celles qui échappent à l’acné. Elle touche 80% des adolescent.e.s et presque 50% des femmes dans la vingtaine. Maladie de la peau liée à l’hyperséborrhée (trop de production de sébum), celle-ci provoque alors des boutons. On démarre avec les gentils points noirs ! En général sur la zone T, des bactéries se développant dans un pore ouvert, s’oxydent à l’air et donnent cette couleur noire. Si le pore est fermé, les bactéries s’y développent alors sous la forme d’un bouton blanc. N’oublions pas les microkystes ! Production trop intense de sébum, la glande sébacée gonfle et obstrue le pore, formant des petites boules presque invisibles sous la peau. Enfin, la catégorie supérieure et plus rare, celle avec les papules et les pustules, qui sont l’inflammation des glandes sébacées, rendant les boutons rouges et surtout douloureux.

Tour d’horizon des boutons, quels qu’ils soient, ils nous gâchent la vie et affectent très souvent notre estime de soi. À l’adolescence, l’acné passe encore pour se fondre dans les tentatives capillaires et les appareils dentaires mais passé vingt ou vingt-cinq ans, la chanson n’est plus la même. Surtout quand on sait que l’acné n’est pas un problème de mauvaise hygiène et qu’elle dépend de notre type de peau.

Établir des liens

Venir à bout de l’acné est difficile et les traitements lourds ont beaucoup d’effets secondaires. Ils sont d’ailleurs envisagés seulement dans le cas d’une acné sévère. Pour une acné plus légère, les boutons sont variés mais les raisons aussi. En médecine chinoise on pense qu’il y a un lien entre le dysfonctionnement du corps et de certains organes et l’emplacement des boutons. On peut alors se référer à un face mapping, cartographie du visage pour avoir une idée des origines de nos boutons.

Le front représente le système digestif, entre les sourcils on y repère le foie et l’estomac. Les joues reflètent les poumons tandis que les tempes mettent en avant le foie. Attention des boutons sur les joues peuvent aussi résulter du contact avec le téléphone. Et oui ce dernier est un petit nid à bactéries. Les boutons sur le nez sont en lien avec le coeur et ceux sur le menton, les plus courants surtout chez les femmes, sont en lien avec les hormones.

DES ORIGINES MULTIFACTORIELLES

Tout d’abord, les hormones ont un grand rôle à jouer. À la puberté, la montée d’hormones sexuelles activent les glandes sébacées et la production de sébum. Dans ce cas, peu d’alternatives naturelles possibles, la prise de la pilule peut être un atout, certaines y sont même dédiées. Mais peu naturelle, on peut s’attendre à une flambée dès qu’on l’arrête, le corps n’étant plus sujet à la même régulation hormonale.

Si elle peut être utile pour masquer l’acné, la contraception à base d’hormones peut également en être la cause. Si les boutons pointent le bout de leur nez après un changement contraceptif, tirez la sonnette d’alarme et parlez-en à votre médecin pour l’adapter. Les hormones, nous en produisons naturellement tout au long du cycle menstruel mais c’est l’équilibre des hormones mâles et femelles qui maintient une “belle peau”.  En augmentant après l’ovulation, la progestérone est susceptible de dérégler les glandes sébacées. Juste avant les règles, c’est la testostérone qui s’en charge. Bref, les hormones mâles nous jouent des tours nous faisant subir cette acné dite hormonale. Préparez-vous pour la grossesse et la ménopause où le chamboulement d’hormones est à son apogée, changeant avec lui, l’état de notre peau.

Moins directement mais tout de même important, l’alimentation. Pour n’importe quel problème, un coup d’œil dans son assiette et ses habitudes alimentaires est en général un bon indicateur. Excès de sucres, produits laitiers, junk food peuvent aggraver l’état de votre peau. Une bonne hygiène de vie n’est jamais contre-indiquée, le tout est de temporiser. 

Plus facile à dire qu’à faire, contre l’acné il faut déstresser ! Et oui, on a tous vu ce petit bouton très énervant s’enflammer au fur et à mesure des jours à l’approche ou suite à un événement. Cortisol et sébum ne font pas bon ménage alors autant relativiser.

Enfin, bien qu’il fasse bronzer, le soleil n’est pas le meilleur ami des peaux en pleine santé. Si l’on a l’impression d’une peau plus lisse et hâlée en vacances, s’ensuit souvent un effet rebond à la rentrée. Le soleil dessèche la peau et va alors provoquer tout ce qu’on ne souhaite pas, à savoir produire du sébum pour lui donner la graisse dont elle a besoin.

Comment bien s’en occuper ?

Tout d’abord, utilisez des produits doux pour nettoyer votre peau matin et soir. Un hydrolat peut suffire le matin pour réveiller votre peau en douceur, si celle-ci n’est pas trop grasse. Celui de rose est adapté grâce à ses propriétés astringentes. Finissez le soir par un démaquillage à l’huile de Jojoba, huile la plus proche du sébum naturel. Puis d’un nettoyage avec un savon au PH neutre. Évitez à tout prix les formules abrasives, ou les gommages mécaniques trop récurrents. Ces derniers asséchant la peau vont l’inciter à produire davantage de sébum. Une fois par semaine est amplement suffisant, à combiner avec un masque à l’argile de votre choix selon votre type de peau. Attention à bien rincer celui-ci avant qu’il ne sèche et tiraille votre peau.

Enfin l’hydratation est la clé d’une peau équilibrée, donc misez sur les crèmes. Point besoin de multiplier les produits, la peau doit respirer. Idem pour le maquillage qui a tendance à obstruer les pores. C’est parfois un cercle vicieux car on se maquille justement pour camoufler ses imperfections. Choisissez des produits non comédogènes aux compositions saines. Et surtout, mais ça vous le savez déjà, on ne touche surtout pas ses boutons ! Ainsi on évite la dispersion des bactéries, l’inflammation et les cicatrices qui vont avec.

Photo ©Shotpot

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