Saffiya Arnous, happycultrice et fondatrice de -The Happy Lab-

Saffiya Arnous happycultrice

Partie en mission de coopération avec une ONG en Thaïlande, Saffiya Arnous découvre le Reiki, le yoga du rire et la méthode TRE®. Des pratiques qui lui font du bien et lui donnent envie de se former à son tour. Plus qu’une vocation, elles lui permettent de trouver un sens à sa vie. De retour en France, elle décide de fonder -The Happy Lab- pour aider les autres à se reconnecter à la joie et au lâcher prise.

Quel a été ton point de départ ? Ton déclic ?

Au nouvel an 2010, j’ai eu une grosse remise en question. Je n’étais pas heureuse et à la limite de l’épuisement professionnel. J’ai donc décidé de quitter ce qui me rendait malheureuse et de me reconnecter à mes rêves d’enfant : voyager et aider les autres.

Les mois qui ont suivi cette prise de décision, j’ai mis en place des actions vers ce changement de vie. Et naturellement je me suis tournée vers l’humanitaire. J’ai fait du bénévolat, je me suis engagée dans plusieurs associations et ONGs. 

J’ai rapidement déchanté car ce milieu est loin d’être le monde des ” bisounours “. Ce qui m’a permis de mettre à jour mes projets et réfléchir à ce que je recherchais vraiment avec mon engagement. Fin 2011, je pars en Thaïlande en coopération en tant que Volontaire de Solidarité Internationale avec la DCC. Pendant trois ans, j’ai exercé en tant que professeur d’anglais en pleine campagne. À la fin de la mission en 2014, j’ai voulu rester vivre en Thaïlande et j’ai eu envie de m’installer à Chiang Mai, une grande ville du Nord réputée pour son côté historique et sacré, ainsi que sa dimension bien-être/spirituelle. Là-bas j’ai trouvé un travail en tant qu’assistante RH dans une compagnie internationale. C’est au cours de cette période que j’ai commencé à recevoir des soins Reiki réguliers qui m’ont beaucoup aidée, puis qui m’ont donné envie de m’y former. C’est en 2017 que le changement de vie suivant a eu lieu. J’ai vécu plusieurs synchronicités jusqu’au moment où j’ai quitté mon emploi en RH. 

J’ai découvert le yoga du rire : un vrai coup de cœur qui m’a poussée à me certifier. Puis la méthode TRE®, de libération des tensions et des traumas du corps qui a changé ma vie. Je suis allée à un cours tous les dimanches pendant six mois jusqu’à commencer à me former. Résultat au printemps 2020, je suis devenue praticienne certifiée en méthode TRE®. 

Entre temps, je suis rentrée en France, à Lille, en juin 2019 et j’ai tout de suite créé ma micro entreprise. Finalement j’étais déjà praticienne depuis deux ans en Thaïlande donc je n’avais qu’une seule envie, continuer.  

Aujourd’hui je suis praticienne mieux-être, happycultrice, spécialisée dans la reconnexion à la joie, au lâcher prise, et à la sécurité intérieure. Je suis praticienne certifiée en soin énergétique Reiki, yoga du rire, méthode TRE®, et réflexologie Palmaire. J’utilise également l’ancrage et la relaxation guidée dans mes accompagnements.          

Qu’est-ce que tu entends par mieux-être ?

Personnellement j’en avais marre d’entendre bien-être à tout bout de champ. Notamment parce que j’ai l’impression que bien s’oppose à mal. Alors que lorsque l’on s’offre un soin ou que l’on prend du temps pour soi, ce n’est pas forcément parce que l’on se sent mal. Parfois c’est simplement pour aller mieux ou régulier ses émotions par exemple. Ainsi je trouve que le terme “mieux-être” est plus en phase avec ma pratique.   

Pourquoi -The Happy Lab- ? Pourquoi te définir comme Happycultrice ?

Lors d’un festival en Angleterre où j’animais des ateliers de yoga du Rire, j’ai eu plein d’idées pour mon entreprise. Et ce nom -The Happy Lab- est venu naturellement à moi. Je l’ai noté quelque part dans un carnet. Et aujourd’hui je l’utilise dans ma communication.

Le terme Happycultrice lui, est venu pendant le confinement. Comme j’avais du temps, j’ai suivi pas mal de formations gratuites sur internet sur comment travailler sa communication et son image. Je me suis alors souvenue d’une citation que j’adorais : “Happyculteur/trice : quelqu’un qui aime cultiver la joie chez soi et chez les autres.” Or chez moi la joie a toujours été très importante. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que j’ai choisi le yoga du rire. De nombreuses personnes m’ont dit que j’incarnais bien cette discipline. Que ce soit des clients, collègues, amis ou ma famille. Le rire est naturel chez moi. Même pendant mes périodes de doute et ma remise en question en 2010, certes je pleurais tous les jours, mais je riais également au moins une fois par jour. Je suis persuadée que le rire m’a permis de maintenir le cap.

En quoi consiste le yoga du rire  ?

On pourrait penser que la pratique consiste à faire des positions de yoga et à rire en même temps. Mais ce n’est pas le cas ! Le yoga du rire est un mélange d’exercices de rires et de respiration profonde. Cette dernière est la base de la philosophie du yoga car elle permet de se reconnecter à soi et à ses émotions.

En fait, les exercices de respiration abdominale vont mener au rire sans raison. C’est-à-dire sans qu’il soit question de blague ou de geste comique. Or comme le cerveau ne sait pas faire la différence entre un rire naturel et un rire “exercé“, il va libérer des endorphines. On dit souvent que l’appétit vient en mangeant. Moi je pense que la joie vient en riant.      

C’est quoi la méthode TRE® ?

TRE® désigne en anglais “Tension/Trauma Releasing Exercises“. Donc exercices de libération des traumas et des tensions du corps. Ici le terme trauma regroupe à la fois les petits traumas, c’est-à-dire une suite de stress qui va créer un réel trauma pour le corps tel que le burn-out. Mais aussi les grands traumas comme la guerre ou les agressions.

La méthode TRE® est basée sur le muscle psoas, qui est le seul qui relie le haut et le bas du corps. Grand et profond, c’est lui qui nous met en position fœtale en cas de danger. On le surnomme également “muscle poubelle” ou “muscle de l’âme” car il emmagasine toutes les tensions. Ainsi l’idée avec la méthode TRE® est de réinitialiser un mécanisme naturel de tremblement, présent chez tous les mammifères dont les êtres humains, son but étant de relâcher naturellement les tensions et le stress du corps. 

Pourquoi ce besoin de réinitialisation ? Parce que contrairement aux autres animaux, nous écoutons bien plus notre cerveau pensant, le néocortex, que la partie qui est chargée de la gestion innée des fonctions vitales de l’organisme, le cerveau reptilien. Nous sommes souvent centrés sur nos pensées et on a tendance à oublier notre corps et nos ressentis. La méthode TRE® recrée le lien entre les deux par le biais de sept exercices.   

On va travailler sur le nerf vague, qui est le lien physiologique entre la tête et le corps et qui transmet des informations dans les deux sens. Ce qui fait qu’en cas de stress, les battements du cœur s’accélèrent. Et à l’inverse, un déséquilibre du microbiote, par exemple, va affecter notre mental. 

Les mots d’ordre du TRE® sont régulation et ancrage. De plus, son objectif est de rendre les personnes autonomes dans leur pratique. Qu’elles puissent s’auto-réguler au quotidien, entretenir leur hygiène de vie et redevenir maîtres de leur système nerveux et de leur vie.

En quoi consiste tes accompagnements ?

La majorité des personnes qui me consultent souffrent de burn-out, de dépression ou subissent énormément de stress au travail ou dans leur vie personnelle. Ou alors elles ont des difficultés à réguler leurs émotions et certaines pensées les empêchent de vivre sereinement.

Donc dans mes accompagnements, je mets l’accent sur le fait de retrouver sa sécurité intérieure, sa joie, son autonomie, s’ancrer dans le moment présent et lâcher prise. Je propose un accompagnement sur cinq séances individuelles d’une heure trente qui va permettre de travailler une problématique en particulier. En utilisant, au choix, le Reiki, le yoga du rire, la réflexologie palmaire, l’ancrage ou la relaxation guidée.

En ce qui concerne le TRE®, l’accompagnement se passe sur six séances de deux heures. Durant lesquelles j’accompagne à la co-régulation du système nerveux pour mener à l’autonomie de pratique. 

Sinon je propose aussi des ateliers de groupe de yoga du rire, d’ancrage et de relaxation guidée.  

Quels sont tes conseils pour se reconnecter à soi et à son corps ?

Selon moi, l’ancrage est très important et facile à mettre en place au quotidien. Cela peut passer par des exercices de respiration abdominales ou de la cohérence cardiaque pour relâcher la pression. Mais aussi du retour au corps par le mouvement, l’auto-massage ou les étirements.

Qu’est ce que ce travail t’apporte au quotidien ?

J’adore ! Je suis intimement convaincue par les méthodes que je partage car j’ai expérimenté leurs bénéfices, et continue de les pratiquer sur moi au quotidien.

Cela m’apporte un sentiment d’accomplissement et beaucoup de joie. Il n’y a rien de mieux que de voir les personnes que j’accompagne se sentir mieux, et évoluer au fil des séances. Je sais que je suis à la bonne place, que je suis utile.

Quel est le regard des autres par rapport à ce projet ?

Je pense que ma famille a encore du mal à comprendre ce que je fais. J’ai manqué un peu de soutien à ce niveau là. Par exemple, quand j’ai commencé à me former au reiki, ma mère m’a envoyé un article sur les sectes. Aujourd’hui cela commence à changer car récemment ma sœur a assisté à une de mes séances de yoga du rire et une autre m’a conseillée sur ma communication. Je pense que c’est un cheminement. D’ailleurs cela en dit long sur son estime et son affirmation de soi. Selon moi c’est important d’accepter les gens comme ils sont.

Est-ce que tu as des modèles ? Des sources d’inspiration ?

Mes plus grands maîtres sont les animaux. J’aime observer la nature, les plantes. Les voir pousser et grandir à leur rythme me procure beaucoup de joie.

Bien sûr, les praticien.ne.s  m’inspirent aussi. Notamment David Berceli qui a créé la méthode TRE® ou le Dr. Madan Kataria, le fondateur du yoga du rire. Ce qui est génial, c’est qu’aujourd’hui encore ils produisent du contenu. Ce qui me permet d’apprendre davantage et de continuer à progresser.

J’adore aussi Natacha Calestrémé, une autrice très inspirante. Mais aussi Franck Lopvet qui fait du développement personnel sans en faire. Il remet les pieds sur terre et ça fait du bien !

Et la suite c’est quoi ? Est-ce que tu as des projets pro ? Des projets perso ?

Côté pro, j’aimerais mettre en place un atelier TRE® de groupe pour les personnes déjà autonomes dans leur pratique. Mais aussi ma première formation d’animateurs de yoga du rire. Sinon pour compléter ma pratique, je voudrais me former à l’EFT.

Si tu jetais une bouteille à la mer, quel message te laisserais-tu pour ton toi futur ou pour les prochaines générations ?

Crois en toi“.

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