Pascale Gabert-Zamparini, coach holistique & femme sauvage

femme sauvage et chamane

À travers des cercles de femmes et des voyages inspirants, Pascale guide les femmes pour se reconnecter à leur féminin sauvage et sacré. Inspirée par la culture amérindienne, elle nous ouvre une porte sur l’univers chamanique.

Quel a été ton déclic ?

À la base, j’ai un profil dans la communication. J’ai commencé par travailler dans le milieu du spectacle pendant une dizaine d’années et ensuite dans l’évènementiel. À l’aube de mes quarante ans, j’avais fait le tour et je ne trouvais plus de sens à ce que je faisais. Cela ne me plaisait plus. Donc je me suis vraiment cherchée et j’ai réfléchi à ce dont j’avais envie. C’est le moment où j’ai entamé une formation de coaching et là, j’ai eu une vraie révélation.

Cela m’a ouvert à l’univers du développement personnel, des mouvements spirituels tels que le chamanisme ou encore le féminin sacré. J’étais déjà sensible au développement personnel mais le féminin sacré, lui, est venu sur mon parcours sans que je m’en rende compte; sans forcément lire des livres sur le sujet. Par exemple, il y a deux ans, je participais à un cercle de femmes avec Camille Sfez et là-bas, je commençais à mettre des mots et à mieux comprendre cet univers. Je faisais déjà des cercles de femmes depuis trois ans mais sans vraiment en avoir conscience.

Ensuite, il y a eu le projet Soha Féminin Sauvage. Au départ, Soha appartenait à une coach en image, comme moi mais qui pratiquait en plus de la PNL (programmation neuro-linguistique). Elle associait le coaching en image aux émotions, aux croyances, une approche à laquelle j’adhère beaucoup. Ayant un autre projet en tête, elle m’a donc vendu symboliquement sa société. J’ai gardé le nom car il résonnait en moi. Celui d’une étoile, on y voit aussi un jeu de mot entre “Soha ” et “Soi ”. Puis, femme sauvage car il y a besoin de reconnexion à la nature, au grand Tout. Et j’ai probablement un petit côté rebelle et sauvage ! Par ailleurs, femme sauvage et femme sacrée sont pour moi la même chose. C’est se reconnecter à sa part divine, sa nature profonde. Finalement ce sont deux termes où l’on retrouve les mêmes notions.

Comment t’es-tu sentie après ton départ de la communication ?

Le démarrage de la société s’est bien passé car des gens m’ont aidé et mis le pied à l’étrier. De plus, la société étant existante, il y avait déjà des modules de formation qui m’ont permis rapidement de commencer et entrer dans les entreprises. On était encore un peu loin du développement spirituel, mais le coaching était reconnu. Je travaille autour de la gestion des émotions, de l’estime ou de la confiance en soi. Je pratique un coaching plutôt symbolique avec comme autres outils l’hypnose ou l’aromathérapie.

Aujourd’hui, avec douze ans de recul, j’ai eu des hauts et des bas. Parfois, le développement est au top et parfois moins. Avec la crise en ce moment c’est très particulier, mais je pense que j’aurais beaucoup de mal à retourner en entreprise. Ou alors, il faudrait un projet très fort avec du sens pour utiliser toutes mes facettes. Lentrepreneuriat me convient bien. Il est parfois source de stress notamment dans cette période, mes activités se déroulent en groupe donc je vous laisse imaginer. Mais je garde espoir que tout ceci soit vite derrière nous.

Quel a été le regard des autres par rapport à cette situation ?

Cela a été plutôt bien accueilli. Il faut savoir qu’avant j’avais fait des tentatives, totalement différentes d’ailleurs, comme vendre des fringues. Finalement, le changement s’est fait naturellement et progressivement. Mon mari m’a toujours soutenue, quoi qu’il arrive, sans me dire ou proposer de retourner à une situation dite stable. C’est même parfois moi qui pense au salariat, mais en fait non. Ma famille, mes enfants me soutiennent dans mes choix, dans ce que je tente, dans mes cercles de femmes, même quand je fais du tambour ! J’ai parfois du mal à partager cet univers un peu mystique avec eux, mais ils le respectent. Mon fils fait de la musique alors parfois je l’embarque, on joue à deux ou il m’enregistre pour mes méditations.

As-tu le sentiment de t’être trompée ?

Non, pas du tout. La seule chose que je me suis dite, c’est que je me suis réveillée un peu tard. Si j’ai un regret, c’est pourquoi n’ai-je réagi qu’à quarante ans ? Pourquoi pas avant ? En même temps, avant ce n’était pas clair, je ne savais pas exactement ce que je voulais. Donc cela s’est dessiné un peu tardivement, mais de tout ce que j’ai fait, je n’ai rien regretté. Car tout m’a amenée là où je suis aujourd’hui.

As-tu le sentiment d’encore apprendre ?

Complètement ! Ce que j’ai appris au début de mon parcours professionnel me sert aujourd’hui dans l’organisation de mes voyages inspirants. Ce qui est incroyable, c’est que juste avant d’arrêter, je travaillais dans une entreprise qui se nommait “ Sioux ”. Avec le recul je trouve ça très drôle comme signe. Quand j’étais petite, le seul déguisement que j’avais était celui d’une indienne. J’ai fait les liens bien après, mais finalement, il y a eu de nombreux signes liés à cette culture amérindienne.

Parle moi justement de cette culture et du chamanisme ?

Souvent on me demande: “alors tu es chamane ? ” et moi je réponds “non, je suis praticienne, et je pratique le chamanisme ”, on peut trouver différentes formes de chamanisme dans le monde entier. Le chaman, lui est un intermédiaire entre les hommes, les esprits et la nature. Personnellement, j’ai été initiée aux soins énergétiques chamaniques des Andes et je me sens en résonance avec la culture amérindienne. Je suis donc praticienne en soin chamanique et non chamane, je fais vraiment la différence.

Je sais que c’est un peu tendance en ce moment, sorcière, chamane, et il y a même de grandes chances que nous soyons petites filles de sorcières… Les gens sont souvent déçus quand je leur dis que je ne suis pas chamane mais c’est important de le préciser. Je pense qu’il faut garder une forme de respect. Pas mal de personnes s’autoproclament comme telles, car elles ont fait deux stages, participé à une hutte de sudation, une soirée chamanique et hop ça y est elles sont chamanes. Peut-être est-ce vrai pour certaines, je ne sais pas, je dirais juste de faire attention. Il ne suffit pas d’aimer les plumes et de jouer du tambour pour être chamane !

Et la suite c’est quoi ? Est-ce que tu as des projets pro ? Des projets perso ?

La connexion avec la nature est pour moi fondamentale, d’où ce côté sauvage qui fait sens avec Soha. J’ai commencé une formation avec Marianne Grasselli Meier, qui est spécialisée dans les éco-rituels, des rituels dans la nature. Cela fait sens à tout ce que je pratique depuis douze ans maintenant. Le chamanisme est avant tout une connexion avec la nature.

Sinon, j’aimerais pouvoir voyager et partir à la rencontre d’une tribu amérindienne y passer du temps, suivre leurs rituels et me sentir en immersion totale. Mon enseignement provient de la culture andine, mais je me sens très proche aussi de celle de l’Amérique du Nord. Donc vivre dans une tribu Navajo ou Lakota serait incroyable. Jerry, un amérindien Kiowa-Ponka, avec qui je suis des enseignements, devait justement mettre en place un voyage et faire le lien avec eux. Le fait qu’il puisse faire le pont entre notre culture occidentale et la leur est un vrai plus. Nous sommes plusieurs motivés, donc si cela doit se faire, je suivrai l’opportunité.

Est-ce que tu as des modèles, des sources d’inspirations ?

J’en ai plein ! En ce moment, je développe beaucoup la pratique chamanique et les soins énergétiques, j’ai notamment été formée par Daniëlle Dewilde, elle m’a beaucoup transmis son enseignement, j’apprécie son côté ancré qui compte pour moi. C’est une vraie forme d’inspiration parce qu’elle est étonnante et inspirante dans sa manière d’amener le coaching dans sa dimension symbolique.

Ensuite, j’admire véritablement Corine Sombrun, une chamane. Compositrice au départ, elle part pour un reportage en Mongolie où elle y découvre ses facultés. Elle va alors pratiquer, étudier. Elle travaille aujourd’hui sur la transe cognitive pour comprendre justement les mécanismes cérébraux liés aux états de transe. J’aime ces choses de l’ordre de l’invisible qui nous échappent. Elle essaye justement de comprendre ce qu’il se passe par l’intermédiaire de la science. Elle a vraiment quelque chose de fascinant, j’ai d’ailleurs lu tous ses livres. “Itinéraire d’une chamane ”, qui raconte un périple au milieu de la jungle amazonienne à la manière d’un journal intime qu’une amie nous écrirait, est très sympa.

Si tu j’étais une bouteille à la mer, quel message laisserais-tu à ton toi futur ou pour les prochaines générations ?

Je dirais d’avoir confiance dans la vie. D’oser et surtout oser montrer sa vulnérabilité pour permettre au cœur de s’ouvrir complètement. On connaissait “mange, prie, aime ”, moi je dirais “ose, aime et crois ” !

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