Retour d’expérience : découverte de la symptothermie

symptothermie

Comment gérer sa fertilité lorsque l’on ne souhaite pas de contraception hormonale ? Entre le flou des méthodes, le comptage de jours ou le classique retrait, on reste peu convaincue et plutôt stressée. Mais une solution ressort, celle de la symptothermie que je m’apprête à tester.

Pourquoi la symptothermie ?

Pendant longtemps j’ai cherché LA contraception miracle. Celle sans effets secondaires, sans variations et si possible, sans règles ! Déjà cela n’existe pas mais surtout, chaque corps est différent et le mien ne supportait ni les pilules, ni le stérilet, ni l’anneau vaginal entre autres. Bref, les hormones et moi ça ne marche pas. Une fois passé le désespoir, la déprime et l’acné combinée, j’avais besoin d’une pause. Cette pause s’avère être ma manière de vivre, plus au naturel et d’écouter mon corps.

Mais que se passe-t-il lorsque l’on sort du schéma classique ? Car le risque de grossesse est tel une épée de Damoclès ou la seule prévention que l’on nous ressasse depuis le collège est la contraception hormonale. Et à part un rapide survol du cycle féminin, merci le mythe des 28 jours, autant dire que je ne connaissais rien à mon fonctionnement.

Comment démarrer ?

Longtemps hésitante et avec pourtant pas mal de lectures à ce sujet, je ne voulais pas m’aventurer sur ce terrain seule. C’est pourquoi j’ai suivi une séance de symptothermie avec une personne agréée pour me guider, une naturopathe dans mon cas.

La séance commence par un échange sur la relation à mon cycle menstruel, mes règles, ma contraception, des grossesses vécues ou interrompues. Je relate mon parcours féminin depuis l’adolescence et ce qui m’a amenée ici pour comprendre mon intérêt. Pourquoi la symptothermie et quelles sont mes attentes ? De la simple compréhension du cycle au désir ou non désir d’enfant, la symptothermie avant d’être une méthode de contraception est d’abord une méthode d’analyse du cycle menstruel. Un aspect qui me permettrait d’aller plus loin dans la compréhension de mon fonctionnement et de mes réactions.

Back to school, un peu de théorie s’impose. Bien que connaissant le fonctionnement du cycle menstruel, un face à face en mode cours particulier n’est jamais inutile. Action des hormones, changements physiologiques, nous détaillons ensemble à l’aide de schéma le cycle menstruel pour y saisir toutes ses subtilités. Une étape nécessaire pour faire le lien avec les indices de la symptothermie à savoir la température et la glaire cervicale.

Premier indice combiné : la température

Une suggestion sur le thermomètre à utiliser et c’est parti ! Tout d’abord, l’utiliser sous la langue et collée aux molaires, si l’on s’oriente vers la méthode buccale. À allumer, une fois en bouche et bien attendre le bip avant de le retirer pour noter sa température. Prise de température qui se réalise d’ailleurs le matin dès le réveil, encore allongée. À noter tous les jours, la température basale est celle de notre corps au repos, non fertile. C’est-à-dire du jour 1, celui des règles jusqu’à l’ovulation. Dans la deuxième partie du cycle, la température sera plus haute, signe de fertilité. On a donc une température “basse” en phase folliculaire et “haute” en phase lutéale.

Deuxième indice combiné : la glaire 

Côté analyse de la glaire, je dispose de photos, de schémas de la sphère utérine avec ses différents changements. On voit ainsi très bien l’évolution du col de l’utérus, s’ouvrant et de la modification des pertes vaginales au cours du cycle. À observer quotidiennement, celles-ci sont un autre indice de fertilité. Plus l’ovulation approche, plus les glaires sont abondantes pour favoriser l’approche des spermatozoïdes.

On récupère un peu de glaire avec ses doigts lorsque l’on va aux toilettes ou à l’aide de papier toilette et l’analyse peut commencer. Blanchâtre et visqueux au début, la fertilité augmente pour arriver à son pic: l’ovulation. Avec à clé, des glaires très filantes, élastiques entre les doigts et transparentes. Après l’ovulation, celles-ci deviennent cassantes et du plus bel effet dans la culotte en craquant comme du yaourt séché. 

Retranscription

Tous les corps sont différents et certains indices sont moins évidents en pratique qu’en théorie. Noter ses sensations (humide, sèche…) va ainsi renforcer l’analyse de toutes ces données pour déterminer la fenêtre de fertilité. Je dispose d’un tableau pour les répertorier avec d’autres informations  autour des saignements, l’intimité amoureuse, du transit etc. Ce tableau est un journal de bord nécessaire au suivi du cycle menstruel

Et comme on ne nous laisse pas partir à l’aveuglette, il faut d’abord maîtriser ce suivi et l’analyse des indices combinés avant d’ouvrir et de fermer sa fenêtre de fertilité. Si l’on connaît son corps, celle-ci nous apparaît déjà un peu mais safety first ! On se protège donc et on attend trois cycles pour apprivoiser la méthode. Avant un deuxième rendez-vous pour apprendre à déterminer la fenêtre fertile, et la période non fertile. Suite au prochain article !

Photo © Ketut Subiyanto

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