Pourquoi et comment choisir sa ou son gynécologue ?

gynécologue

Si la plupart des femmes passent par cette étape, elles ne la vivent pas de la même façon. Simple routine ou source d’appréhension, le rendez-vous gynécologique pose question. Pourquoi faut-il être suivie par un.e gynécologue ? Et comment faire le bon choix ?

Prévention, prescription et SOIN

Bien souvent, les adolescentes vont à leur premier rendez-vous gynécologique sans savoir ce qui va se passer. Emmenées par leurs mères ou poussées par des amies, elles se retrouvent perdues devant ce.tte professionnel.le de santé. Pourtant aucun examen gynécologique n’est obligatoire. En effet, le suivi gynécologique est plus une recommandation quand tout va bien et un besoin quand tout va mal. D’ailleurs, il n’y a pas vraiment d’âge défini à partir duquel une consultation est nécessaire.

Mais dans ce cas pourquoi et quand consulter un.e gynécologue ? Dans un premier temps, il·elle·s sont capables de répondre aux questions sur la puberté, le corps féminin ou le cycle menstruel. Ensuite, les gynécologues peuvent conseiller et prescrire un moyen de contraception. Il·elle·s assurent également la prévention des maladies touchant les seins et l’appareil génital féminin. D’un côté, la palpation de la poitrine permet un dépistage du cancer du sein. De l’autre côté, les frottis, réalisés à partir de vingt-cinq ans, détectent la présence du virus du papillome humain (HPV) et la possibilité d’un cancer du col de l’utérus. Des affections bénignes, telle qu’une mycose récidivante, ou plus grave, telle qu’une MST, peuvent être soignées par un.e gynécologue. Enfin, il·elle·s s’occupent des suivis de grossesse et de ménopause.

Écoute, respect et disponibilité

Le choix d’un.e gynécologue dépend non seulement de sa localisation et de son tarif mais aussi de son professionnalisme. En effet, homme ou femme, un.e bon.ne gynécologue vous écoute et vous respecte. Lors de la consultation, chaque geste doit être annoncé, expliqué et autorisé. D’ailleurs, l’examen physique n’est pas une obligation et le rendez-vous peut se traduire par une simple conversation. Un.e professionnel.le de santé n’a, en aucun cas, le droit de faire des remarques ou d’émettre un jugement de valeur sur votre corps ou votre vie. De plus, il·elle doit être à l’écoute de vos ressentis et ne pas minimiser vos douleurs.

N’hésitez pas également à choisir quelqu’un de disponible. Devoir attendre six mois avant d’obtenir un rendez-vous ce n’est pas forcément l’idéal. Surtout si le jour J, il·elle ne prend pas le temps de répondre à vos questions. En outre, en terme de contraception ou de soin, un.e bon.ne gynécologue doit vous exposer l’ensemble des dispositifs et des solutions existantes. Rien ne doit être oublié ou survolé par manque de temps.

Et les sages-femmes dans l’histoire ?

Si vous ne trouvez pas de gynécologue qui vous convient, pas de panique ! Vous pouvez tout à fait vous tourner vers un.e autre professionnel.le de santé. C’est le cas notamment des sages-femmes. Depuis 2009, il·elle·s ont l’autorisation d’effectuer l’ensemble du suivi gynécologique en terme de prescription, de prévention ou d’accompagnement de la femme enceinte. D’ailleurs les sages-femmes libérales sont généralement plus disponibles que les gynécologues.

Les médecins généralistes peuvent également prendre en charge une partie ou la totalité du suivi gynécologique. En effet, la pose d’un stérilet ou la détection d’une maladie relève de leurs compétences.

Photo ©Karolina Grabowska

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