Zoom sur les différentes formes d’utérus

les différentes formes d'utérus
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Antéversé, rétroversé ou bicorne, il existe différentes formes d’utérus. Parfois, il s’agit d’une simple variation morphologique sans symptômes ou complications. Tandis que dans d’autres cas, c’est une malformation qui peut être source de douleurs voire d’infertilité.

Utérus : de quoi parle-t-on ?

L’utérus fait partie de l’appareil reproducteur féminin. En effet, c’est un organe musculaire creux dans lequel peut se développer un embryon. Situé entre la vessie et le rectum, il se compose de trois couches. Une séreuse, le péritoine, une musculaire, le myomètre et une muqueuse, l’endomètre. De plus, il est découpé en trois parties : le col de l’utérus, la cavité utérine et le fond de l’utérus.

Généralement en forme de poire, cet organe se transforme au fil du cycle menstruel mais aussi de la grossesse. En phase lutéale, l’endomètre s’épaissit pour accueillir un potentiel embryon puis se désagrège lorsqu’il n’y a pas fécondation. Et en cas de grossesse, l’utérus grandit et passe parfois de 8 à 35 cm !

Si l’utérus subit des variations au cours du cycle, sa forme peut également être différente d’une femme à l’autre.

Les différentes formes d’utérus

Ainsi, il existe six différentes formes d’utérus. Cette diversité peut s’expliquer soit par une variation morphologique (comme le fait d’être grand.e ou petit.e), soit par une malformation congénitale. C’est-à-dire antérieure à la naissance. À noter que cela ne signifie pas pour autant héréditaire.

Utérus antéversé

L’utérus antéversé ou antéfléchi est la forme d’utérus la plus courante. Elle se traduit par un basculement vers l’avant en direction du nombril. C’est à dire que l’utérus repose sur la vessie. Ce positionnement est asymptomatique et ne génère aucune complication particulière.

Utérus rétroversé

Parmi les différentes formes d’utérus, on retrouve l’utérus rétroversé. Cette variation anatomique concerne 20 à 30% des femmes. Ici l’utérus est basculé vers l’arrière en direction du coccyx. Il repose ainsi sur le rectum. La plupart du temps, la rétroversion est asymptomatique et bénigne. Néanmoins certaines femmes peuvent ressentir un inconfort ou des douleurs lors de pénétrations profondes. Ainsi qu’une sensation de pesanteur ou des maux de dos au moment des menstruations.

Bon à savoir : l’utérus peut être rétroversé dès la naissance. Mais il peut également le devenir suite à un accouchement, un fibrome, une perte de tonicité ou de l’endométriose.

Utérus bicorne

Contrairement aux deux autres différentes formes d’utérus, l’utérus bicorne est une malformation congénitale assez fréquente. Ici l’organe n’a pas pas la forme d’une poire mais plutôt d’un grand V. Ce qui signifie qu’il y a deux cavités utérines, distinctes ou partiellement séparées, au lieu d’une. L’utérus bicorne est également plus petit que l’anteversé ou le retroversé.

Cette forme d’utérus peut être indolore ou favoriser des douleurs pendant les règles. Malheureusement, elle peut être facteur de risque pendant la grossesse. En effet, l’embryon s’implante dans une seule des cavités utérines et dispose donc de moins de place. Ce qui multiplie les risques de fausse couche, d’accouchement prématuré ou de retard de croissance.

Cependant dans certains cas, le grossesse se déroule sans complications. C’est pourquoi l’intervention chirurgicale n’est requise qu’en cas de fausses couches à répétitions ou de pronostic obstétrical défavorable.

Utérus unicorne

L’utérus unicorne fait également partie des différentes formes d’utérus liées à une malformation congénitale. Dans ce cas, l’utérus n’est relié qu’à une seule trompe de fallope ( et donc qu’à un seul ovaire). Allongé, il ressemble à une banane ou à un croissant.

Comme pour l’utérus bicorne, cette spécificité peut être asymptomatique ou douloureuse pendant les menstruations. Par contre il favorise les troubles de la fertilité puisque seuls les ovocytes de l’ovaire “connecté ” au reste de l’appareil reproducteur pourront être fécondés. De plus la forme allongé de l’utérus laisse peu de place à l’embryon pour se développer. Résultat : le risque de fausse couche et d’accouchement prématuré est important.

Sans pour être autant inévitable puisqu’il est possible de mener une grossesse à terme dans certains cas. Ici encore une fois l’intervention chirurgicale n’est envisagée qu’en cas de fausses couches à répétions.

Utérus cloisonné

L’utérus cloisonné est aussi une malformation congénitale. Elle se caractérise par la présence d’une cloison qui sépare en deux la cavité utérine. Cette séparation peut être totale ou partielle et se positionner de plusieurs manières. On parle alors d’utérus cloisonné corporéal quand la cloison se trouve au fond de l’utérus. D’utérus cloisonné subtotal lorsque la paroi part du fond de l’utérus et s’arrête au col. Et d’utérus cloisonné cervical quand la cloison se situe au niveau du col de l’utérus.

L’utérus cloisonné se traduit souvent par un gène ou des douleurs lors de l’insertion d’un tampon, d’un oeuf de yoni ou de la pénétration. De plus, il est source d’infertilité, de fausses couches à répétition ou tardive ainsi que d’accouchement prématuré.

L’ablation chirurgicale de cette cloison n’est requise qu’en cas d’infertilité inexpliquée ou de fausses couches à répétition.

Utérus contractile

L’utérus contractile ne fait pas partie des différentes formes d’utérus puisqu’il s’agit plutôt d’un dysfonctionnement. Il se traduit par des contractions répétées et quotidiennes ( plus de dix fois par jour) pendant la grossesse. Ce qui peut provoquer un accouchement prématuré.

L’absence d’utérus

Très rare, le syndrome de Rokitansky est une malformation congénitale qui se traduit par l’absence totale ou partielle de l’utérus et des 2/3 du vagin. Cette affection est diagnostiquée dans 80% des cas à l’adolescence car elle provoque une aménorrhée. Or lorsque le corps se développe pendant la puberté sous l’effet des hormones, l’absence de menstruations pose question. Car oui le syndrome de Rokitansky n’impacte pas la sécrétion hormonale ou les ovaires.

Si cette affection n’empêche pas le développement normal de la vulve ou du clitoris, elle rend la pénétration compliquée, douloureuse voire impossible. En effet, le vagin est particulièrement petit. Malheureusement aujourd’hui encore aucune intervention chirurgicale ne permet de “fabriquer” un utérus artificiel. Néanmoins il existe des cas de construction de “néovagin” dans le but de faciliter la vie sexuelle des femmes.

Photo ©Cottonbro

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