Comprendre et guérir du vaginisme

guérir du vaginisme

Peu évoqué, le vaginisme est un trouble sexuel qui touche 1% des femmes. Cette contraction involontaire des muscles du périnée rend toute pénétration impossible. Que cela soit lors d’un rapport sexuel ou tout simplement lors de l’insertion d’un tampon. Source d’inconfort et de mal-être, cette affection a des causes psychologiques et physiologiques. Qu’il faut comprendre pour guérir du vaginisme.

Le vaginisme, kézako ?

Le vaginisme se caractérise par une contraction involontaire et inconsciente des muscles du périnée. Alors que le vagin se détend généralement sous l’effet de la stimulation ou du désir, l’inverse se produit dans ce cas précis. Ce réflexe musculaire rend impossible tout type de pénétration. Que ce soit un objet, un pénis, un spéculum, un tampon ou même un petit doigt.

Différents vaginismes

On distingue principalement deux types de vaginisme : le primaire et le secondaire. Dans le premier cas, la personne n’a jamais eu de rapport sexuel. Elle souffre donc de ce trouble depuis l’adolescence ou le début de sa vie sexuelle. En revanche dans le second cas, le vaginisme s’est déclenché après des premières expériences réussies ou du moins sans problèmes particuliers. Ce qui signifie deux choses : soit ce trouble est apparu après un événement ou un choc, soit des douleurs se sont progressivement installées jusqu’à ce que la contraction devienne un réflexe de défense.

On parle également de vaginisme global lorsque chaque pénétration est douloureuse. Et de vaginisme situationnel quand la contraction ne se produit qu’à certains moments. La personne n’a, par exemple, aucune difficulté à insérer un tampon mais lors d’un rapport sexuel, la pénétration devient impossible.

Reconnaître les symptômes

Le symptôme principal du vaginisme est une si grande contraction des muscles du périnée qu’elle donne l’impression que le vagin se ferme. Cette fermeture est douloureuse lorsqu’on tente une quelconque pénétration. Ainsi le vaginisme n’est pas toujours douloureux puisque le simple réflexe musculaire est indolore. C’est pourquoi, il ne faut pas forcer la pénétration. Notamment parce que cela risque d’ancrer la souffrance dans la mémoire physiologique du corps et entrainer un cercle vicieux. Par anticipation de la douleur, le cerveau donne l’ordre aux muscles du périnée de se contracter.

D’ailleurs, il ne faut pas confondre vaginisme et dyspareunie, qui se caractérise par des douleurs pendant et après les rapports sexuels. Dans ce cas précis, c’est le contact de la verge ou d’un objet dans le fond du vagin qui génère de la souffrance. Et non la pénétration. Il s’agit souvent d’un symptôme d’endométriose. Néanmoins, une dyspareunie peut provoquer à terme un vaginisme.

Une baisse de libido et une importante sécheresse vaginale sont aussi des symptômes de cette affection. Mais encore une fois, ils peuvent être liés à un autre phénomène tel que la ménopause.

Des causes multiples

Avant de vouloir guérir le vaginisme, il faut en comprendre les causes. Celles-ci peuvent être psychologiques, physiologiques ou les deux à la fois. À noter qu’il est très rarement en lien avec une malformation du vagin. Souffrir de ce trouble ne signifie pas que l’on est anormale. Il est important de rappeler qu’il n’existe pas de vagin trop serré ou large. Les muscles du périnée s’adaptent à chaque situation. Ici le problème c’est le réflexe musculaire inconscient et involontaire.

Vaginisme primaire

Du côté des causes psychologiques, une éducation trop stricte basée sur les tabous et les interdits est souvent source de vaginisme. Parce que l’on associe le mal ou la “saleté” au sexe, la personne va se bloquer totalement lors du rapport sexuel. La méconnaissance de son corps et de son intimité contribue aussi à ce trouble. Il y a aussi l’appréhension de l’acte en lui-même, la proximité avec le ou la partenaire ou l’angoisse de la grossesse.

Du côté physiologique, il possible qu’une chute ou un accident est endommagé le périnée. On parle notamment de contusion musculaire du périnée. Pour finir parfois le psychologique se mêle au physiologique lorsque la personne a été victime d’abus et de violences sexuelles.

Vaginisme secondaire

Dans le cas du vaginisme secondaire, on retrouve également les abus et les violences sexuelles ainsi que les VOG, les violences obstétricales et gynécologiques. Un examen médical douloureux ou traumatisant peut provoquer ce trouble sexuel. Même chose pour un accouchement difficile, une déchirure et/ou une épisiotomie importante.

Comme vu précédemment, des relations sexuelles douloureuses peuvent mener progressivement au vaginisme. Que cela soit dû à une autre affection ou parce que la pénétration est faite sans ménagement ou lubrification suffisante. Encore une fois, la première chose à faire pour guérir du vaginisme ou s’en prémunir est de s’écouter et de ne jamais se forcer.

Les contusions musculaires du périnée sont également une piste à envisager ainsi que les infections urinaires à répétition qui, à terme, entrainent des tensions musculaires.

À qui en parler ?

Guérir du vaginisme commence par la libération de la parole. Ne restez pas seul.e face à votre incompréhension et mal-être. Prenez rendez-vous avec votre gynécologue ou sage-femme pour évoquer le sujet. Sachez que l’examen médical n’est pas obligatoire à chaque visite. Vous pouvez simplement en discuter, demander des conseils et réfléchir ensemble aux solutions possibles. Bon à savoir : si un.e professionnel.le de santé ne vous prend pas au sérieux, consultez quelqu’un d’autre. Vous pouvez également rencontrer un.e psychologue ou un.e sexologue pour vous aider à identifier l’origine du vaginisme.

N’hésitez pas également à en discuter avec votre partenaire. Pour mettre des mots sur ce que vous ressentez, comprendre ensemble la situation et surtout instaurer un espace de communication sain et sécurisé. Pourquoi ne pas en parler à votre entourage proche ? Il se peut que des ami.e.s vivent la même chose et vous aident à vous sentir moins seul.e.

Comment guérir du vaginisme ?

La première chose à retenir lorsque l’on souhaite guérir du vaginisme c’est que ce trouble n’est pas définitif. Avec un bon accompagnement et de la patience, il est possible d’en venir à bout.

Un accompagnement psychologique

Consulter un.e psychologue est important, voire nécessaire, pour soigner le vaginisme. Et pas seulement lorsqu’on a subi des abus sexuels ou des violences. Déjà parce que cette affection est source de mal-être ( oui, encore cette histoire de cercle vicieux) mais aussi parce que l’on peut avoir des blocages et des angoisses inconscientes. Quand bien même nous sommes né.es dans une famille aimante et ouverte sur la question du sexe. Sans oublier qu’un.e psychologue pourra vous soutenir et vous encourager tout au long du processus de guérison.

Être suivi.e par un.e sexothérapeute est aussi une bonne idée. Seul.e pour (re)découvrir son intimité, le désir et le plaisir. Ou en couple pour instaurer une communication saine, trouver d’autres moyens de vivre une sexualité épanouie et reprendre confiance ensemble.

Réeducation progressive

En ce qui concerne la rééducation, il s’agit plutôt d’un auto-traitement. C’est-à-dire qu’à partir des recommandations et prescriptions du médecin, la personne va déconditionner son réflexe musculaire. Pourquoi cette quasi-autonomie ? Parce que la présence d’un tiers peut empêcher la relaxation voir aggraver le vaginisme. Ainsi à l’aide de crèmes lubrifiantes et d’exercice de respiration, la personne va chercher à insérer d’abord un petit doigt dans son vagin. Puis des bougies vaginales, similaires à des sextoys, avec des tailles progressives. L’idée est d’y aller pas à pas. Sans se brusquer ou se culpabiliser.

Aller plus loin

Pour guérir du vaginisme, ou du moins accompagner le processus de guérison, vous pouvez vous tourner vers les médecines alternatives. L’hypnose ou la thérapie comportementale et cognitive pour modifier le réflexe musculaire. La sophrologie pour vous détendre et apprendre de nouvelles techniques de relaxation. Ou encore l’ostéopathie pour remettre le corps en place.

Pourquoi pas également l’oeuf de yoni lorsque vous avez validé les premières étapes de la rééducation ? En pierre de soin, il vous permet de travailler sur votre périnée tout en vous reconnectant à votre corps et à vos sensations. Si la lithothérapie ne remplace pas l’accompagnement psychologique et la rééducation, elle procure néanmoins un certain bien-être. Un moyen supplémentaire de guérir du vaginisme.

Photo ©Liza Summer

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