Serviettes et tampons hygiéniques classiques : et si on s’en passait ?

protections hygiéniques jetables

Devenues la norme depuis les années 60, les protections hygiéniques jetables sont de plus en plus remises en question. Que ce soit à cause de leur composition ou de leur impact écologique, de nombreuses femmes cherchent à les remplacer. Mais quelles sont les alternatives aux serviettes et tampons classiques ?

Pourquoi changer nos habitudes ? 

Si les protections périodiques jetables ont révolutionné la vie des femmes pendant leurs menstruations, elles sont aujourd’hui largement controversées. 

Insérées dans notre vagin ou collées au fond de notre culotte, leur composition est loin d’être clean. Les matériaux et ingrédients utilisés sont principalement synthétiques : plastique, polymères de synthèse ou encore additif de parfum. Ce qui peut provoquer irritations, mycoses et mauvaises odeurs. Pire encore, selon un récent essai clinique, la plupart des serviettes et tampons hygiéniques contiendraient des résidus de pesticides et de produits chimiques. Bref, ce n’est donc pas étonnant qu’aucun emballage n’affiche leur composition. 

Entre 500 et 800 ans, c’est le temps nécessaire à la dégradation d’une protection hygiénique jetable. En sachant qu’une femme utilise en moyenne au cours de sa vie 10 à 15 000 produits menstruels, il n’est pas difficile de comprendre à quel point tampons et serviettes hygièniques traditionelles sont mauvais pour l’environnement. 

Alternative n°1 : les serviettes hygiéniques lavables

Loin d’être pratique lors de son invention en 1920, la serviette hygiènique lavable a bien évolué. Grâce à un système de boutons-pressions, elle s’attache facilement à la culotte et permet d’absorber les menstruations comme une serviette hygiénique jetable.

 En coton, elle permet d’éviter irritations, mycoses et syndrome du choc toxique. Lavable et réutilisable, elle est économique (5 à 15€ l’unité en moyenne) et elle ne génère pas de déchet. Cependant, le fait de devoir faire tremper sa serviette lavable avant de la passer en machine, peut refroidir certaines femmes. 

Alternative n°2 : la cup menstruelle

Si la première cup menstruelle a été conçue en 1867, il faudra attendre les années 2000 pour que le modèle en silicone, qu’on utilise aujourd’hui, fasse son apparition. Comme le tampon, cette protection hygiénique s’insère dans le vagin afin de collecter le sang menstruel. Sa forme de coupe lui permet d’épouser les parois du vagin et d’éviter ainsi chutes et fuites. Elle peut être gardée entre 4h à 12h mais il est important de bien la nettoyer entre chaque utilisation. 

Parce qu’elle est réutilisable, pendant 5 à 10 ans, la cup menstruelle est écologique et économique (13 à 20€ l’unité en moyenne). Néanmoins, certaines femmes peuvent avoir des difficultés à l’introduire et son retrait peut provoquer quelques éclaboussures. 

Alternative n°3 : la culotte menstruelle    

Lancée en 2014 par la marque américaine Thinx, la culotte menstruelle est composée d’un triple alliage de tissus qui absorbe le sang menstruel. Elle se change toutes les 12h et se lave en machine à laver. Fini la sensation de couche pendant les règles et bonjour le confort d’un sous-vêtement en coton. 

Comme la serviette hygiènique lavable, elle respecte la flore vaginale et ne provoque pas de syndrome du choc toxique. Réutilisable pendant 3 ans, la culotte menstruelle génère beaucoup moins de déchets que les protections hygiéniques classiques. Cependant, son coût important (30€ l’unité en moyenne) peut être un frein à son achat. D’autant plus, si on a pas envie de faire tremper sa culotte avant son lavage en machine. 

Alternative n°4 : l’éponge menstruelle  

Beaucoup moins connue, l’éponge menstruelle est utilisée par les femmes depuis l’Antiquité. Fabriquée à partir de l’éponge de mer, elle s’insère et gonfle dans le vagin et absorbe ainsi les menstruations. Elle se retire de la même façon qu’un tampon toutes les 4h. Puis elle doit être rincée et nettoyée avec du savon avant sa réinsertion. 
Comme elle ne contient pas de produits chimiques, l’éponge menstruelle n’irrite et ne dessèche pas le vagin. Réutilisable pendant 10 cycles, elle est également écologique et économique (10 à 15€ le lot de 3 en moyenne). Par contre, il peut s’avérer compliqué de laver son éponge dans des toilettes publiques. De plus, il est important de noter que l’éponge menstruelle est incompatible avec le stérilet. En effet, il est possible qu’elle s’accroche au fil du DIY et provoque ainsi son déplacement lors du retrait de la protection hygiènique.

Photo ©Karolina Grabowska

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