Soin de la peau: différences entre le Gua Sha et le rouleau

gua sha ou rouleau

Tous deux originaires d’Asie, le gua sha et le rouleau sont des outils de beauté en vogue. Rien d’étonnant puisqu’ils raffermissent la peau et donnent un teint éclatant. En quartz rose, en jade ou en howlite, il existe une multitude de possibilité. Mais si les deux sont efficaces, comment choisir le bon ? Zoom sur les différences entre le gua sha et le rouleau…

Une même origine

Sans grande surprise, ces deux outils d’auto-massage sont issus de la médecine traditionnelle chinoise. Un secret de beauté et de bien-être gardé précieusement par l’aristocratie et la haute bourgeoisie chinoise. D’ailleurs, on a découvert des rouleaux en jade dans les tombeaux d’anciennes princesses. Ces méthodes de soin naturelles et non invasives étaient particulièrement appréciées pour leurs vertus esthétiques et thérapeutiques. Un peau rebondie, un teint lumineux et une élimination des toxines. Mais pas seulement. Ainsi à l’époque de la chine médiévale, on utilisait le jade comme un talisman pour lutter contre les mauvais augures.

À l’inverse, le gua sha, ” gratter la maladie ” en chinois, était en corne de vache et s’utilisait sur le corps. En effet, il s’agissait de racler la peau pour stimuler les points d’acupression et libérer l’organisme des mauvaises énergies (toxines et peaux mortes). Puis petit à petit la pierre précieuse a remplacé la corne et le gua sha est devenu aussi un outil de massage pour le visage.

Très prisée au 7ème siècle, cette technique ancestrale est tombée dans l’oubli au 17ème siècle. Pour revenir sur le devant de la scène aujourd’hui, d’abord en Asie, puis en Occident. Ce renouveau s’explique en partie par la (re)découverte et le succès de la lithothérapie. La possibilité de soigner le corps et l’esprit par des cristaux. Effectivement, le quartz rose, l’obsidienne noire ou l’aventurine verte ont remplacé la corne de vache et/ou les pierres semi-précieuses. De cette manière, on masse et on draine le visage tout en favorisant l’amour de soi, l’introspection ou la paix intérieure. Mais une question demeure, pourquoi existe-t-il deux outils pour les mêmes effets ? Quelles sont les différences entre le gua sha et le rouleau ?

Deux formes distinctes

Première chose évidente : la forme. Le gua sha a un format très particulier puisqu’il est sculpté pour épouser parfaitement les contours du visage. Ainsi la partie cœur s’insère au niveau du menton et glisse facilement le long de la mâchoire jusqu’aux oreilles. Tandis que l’aile permet de masser les joues, le front et la partie arrondie de lisser le dessous de l’oeil. Bon à savoir : certains gua sha possèdent un côté cranté.

De son côté, le rouleau ou face roller, fonctionne de la même manière qu’un rouleau de peinture. Il se compose d’un bâton et de deux parties cylindriques. La plus petite s’adapte aux contours de l’oeil et la plus grande, au reste du visage.

Le mouvement de massage n’est donc pas identique. Le gua sha se glisse sur la peau alors que le rouleau se “roule“. La pression exercée sur le visage étant plus prononcée avec le premier outil.

Un effet différent sur la peau

Activation de la circulation sanguine et lymphatique, élimination des toxines, réduction des tensions ou atténuation des rides…Le gua sha et le rouleau ont globalement les mêmes vertus. La seule différence repose sur l’intensité du massage et du soin. En effet, le premier lisse la peau tout en exerçant une pression. Résultat, il agit également sur les tissus plus profonds de l’épiderme. De plus sa forme particulière permet une gestuelle précise et donc une stimulation plus efficace des points d’acupression. Ce qui en fait un outil parfait pour (re)sculpter un visage ou détendre en profondeur un muscle.

Pour autant le rouleau n’en reste pas moins intéressant. Certes son action est moins “importante” puisqu’il ne fait que rouler mais il décongestionne rapidement le visage et le dessous de l’oeil au réveil. Par ailleurs, comme il est plus facile à prendre en main, ses résultats se font moins attendre que ceux du gua sha. Qui, lui, nécessite une phase d’apprentissage plus longue.

Les plus et les moins de chaque outil

Parmi les différences entre le gua sha et le rouleau, on retrouve les atouts et inconvénients de chacun. Effectivement si la forme du premier lui permet de s’adapter au visage, elle la rend aussi plus fragile. Comme la densité de la pierre est plus importante, elle se brise facilement en cas de chute. Cela dit, un rouleau de mauvaise facture a plus de chance de devenir inutile si les parties métalliques se cassent et se désolidarisent.

Côté nettoyage, le rouleau est un peu plus barbant à entretenir car il faut veiller à bien essuyer les parties métalliques pour éviter qu’elles ne rouillent. Alors que le gua sha est simple à rincer. Notamment lorsque l’on a légérement abusé de l’huile ou du sérum.

Pour finir si le rouleau est plus facile à prendre en main, son utilisation est rapidement limitée. Au contraire, le gua sha demande un temps d’apprentissage car il est “multitâche“. Il peut se suffire à lui-même en terme de soin et massage facial.

Lequel choisir ?

Maintenant que l’on a fait le tour des différences entre le gua sha et le rouleau, il est temps de choisir. Et sans grande surprise, aucun outil n’est mieux que l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un choix très personnel. Tout dépend de votre routine de soin, de votre facilité à manipuler les objets mais aussi du temps que vous souhaitez consacrer à la pratique. À noter que dans les deux cas, il n’y a pas d’efficacité sans régularité.

Ainsi, si vous êtes néophytes, pressé.es par le temps ou maladroites, le rouleau est peut-être plus indiqué. En revanche, les adeptes du massage facial se tourneront plus vers le gua sha.

Photo © Polina Kovaleva

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