Mémoire cellulaire, héritage et influence

mémoire cellulaire

Il n’est pas rare qu’une émotion présente fasse écho avec notre passé, notre vécu. Et si certaines souffrances, blessures venaient de plus loin, voire étaient le fruit d’un héritage générationnel ? Une approche potentielle de la mémoire cellulaire.

Support d’hérédité

Une cellule est une unité biologique présente dans chaque être vivant. Nous sommes construit de plusieurs cellules, avec des rôles bien précis, celles-ci permettent au corps de fonctionner. À l’intérieur de chaque cellule, et principalement dans le noyau se trouve notre ADN, la fameuse structure en hélice. L’ADN est notre patrimoine génétique, ce qui nous différencie les uns des autres ou créent des ressemblances. Elle est l’expression de nos gènes et transmet des informations.

L’épigénétique

Les cellules emmagasinent des informations tout au long de notre vie. Nos ressentis actuels, ceux vécus depuis la conception, la vie utérine, la naissance, et l’enfance jusqu’à aujourd’hui. Les informations présentes dans les cellules sont ainsi transmises de génération en génération. En effet, l’expression des gènes débute avec le mélange de deux cellules, celle de la mère et du père, elles-mêmes issues de précédentes combinaisons.

On considère ainsi que le corps est imprégné des expériences de notre propre vie mais également de celles de nos ancêtres. Ces choses vécues vont entraîner une action sur notre propre ADN et modifier celui des générations suivantes : c’est l’épigénétique. À ne pas confondre avec l’évolution qui est une mutation aléatoire des cellules sans dépendance à l’environnement.

La méthode de mémoire cellulaire

Si nos cellules sont porteuses de mémoires personnelles, familiales et ancestrales, nous en portons inconsciemment les traces. Celles-ci peuvent s’exprimer par des comportements, des façons de penser, de réagir qui parfois nous échappent. Et si notre mémoire cellulaire avait une influence sur nos actes et pensées ? Si la souffrance d’un ancêtre, un traumatisme familial faisait écho à une peur actuelle, un schéma répétitif ou un conditionnement ? 

Sans étude scientifique, certains proposent de déprogrammer cette mémoire cellulaire. L’outil principal serait avant tout la prise de conscience. Établir des liens entre nos souffrances et ces mémoires pour désactiver l’événement originel, source de mal-être. D’ailleurs, une grille de vie élaborée par Marc Frechet établie de neuf mois avant la conception jusqu’à neuf ans après la naissance permettrait ainsi d’établir les cycles et les événements nous faisant échos pour identifier les liens. Le but étant de se libérer du passé pour avancer et prendre sa place.

Mémoire transgénérationnelle

Des études sur des souris ont confirmé la transmission d’informations à la descendance concernant certains des dangers susceptibles d’être rencontrés. Approcher l’héritage transgénérationnel pourrait être une piste de réponse dans la compréhension de nombreuses souffrances ou troubles jusqu’ici sans raisons apparentes ou conscientes.

Dans ce sens, on peut commencer par décrypter son arbre généalogique et schématiser l’histoire et les liens familiaux. L’idée reste la même qu’avec la méthode des mémoires cellulaires, c’est-à-dire prendre conscience en verbalisant et ainsi briser une transmission inconsciente. Il ne faut pas hésiter à faire appel à un.e thérapeute pour être aidé.e dans cette analyse.

Photo © Askar Abayev

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