J’ai testé l’acupuncture pour le stress : retour d’expérience

acupuncture pour le stress

Médecine douce établie en France depuis de nombreuses années, l’acupuncture s’inscrit dans une dynamique globale de santé qui soigne de nombreux maux. Ayant pratiqué régulièrement plus jeune, l’acupuncture pour le stress était pour moi est un véritable soin complémentaire.

Qu’est-ce que l’acupuncture ?

L’acupuncture est une méthode de soin faisant partie de la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste à piquer certaines parties du corps avec de fines aiguilles spécifiques, dédiée à cette pratique. Piquée sous la peau, elle fait plus peur que de mal car l’aiguille, très fine, est tout à fait supportable voir même indolore. La zone piquée peut en revanche gonfler, s’alourdir ou parfois fourmiller. C’est un phénomène réactionnel tout à fait normal. Mais les zones ne sont pas choisies au hasard, loin de là.

L’acupuncture repose sur une vision énergétique du corps et de l’esprit. Le corps serait traversé de méridiens, sortes de voies de circulation de l’énergie où reposent des points stratégiques, en relation avec les organes et les fonctions corporelles. On compte au total 366 points, qui sont les points d’acupuncture. L’approche est également holistique puisque l’acupuncture vise à harmoniser, équilibrer le physique, le mental et l’émotionnel. Ainsi, lorsqu’un symptôme survient, il est le signal d’alarme d’un déséquilibre, où l’acupuncture peut venir en soutien. À raison d’une seule séance pour une douleur particulière ou en traitement de fond lors de problématiques plus émotionnelles, ce qui était mon cas.

Pourquoi consulter un.E acupuncteur.TRICE ?

C’est une pratique à visée très large, qui est pour moi un excellent complément pour se soigner de manière naturelle sur des maux qui n’ont pas toujours de réponses dans la médecine traditionnelle. J’ai suivi plusieurs séances, espacées de quelques semaines ou une fois par mois. J’ai recourus à l’acupuncture pour le stress, afin de pallier une anxiété et des douleurs abdominales, probablement liées. Je trouve l’acupuncture d’un grand secours sur la sphère psycho-émotionnelle en favorisant véritablement la détente et le bien-être. Bien sûr, comme toute pratique de santé, il est de rigueur de travailler également sur soi et d’être dans une dynamique de bonne hygiène de vie pour aller mieux.

J’ai parcouru les nombreux problèmes que l’acupuncture peut soigner, même si personnellement, cette pratique n’ayant aucune contre-indication, je ne manque pas de consulter et d’expérimenter lorsque je ressens un déséquilibre. Celle-ci peut notamment soulager les problèmes de peaux, de circulation sanguine, de digestion, de douleurs articulaires, de fertilité, de dépression, bref une sphère très large avec les 366 points pour agir. En soutien à une harmonisation globale, l’acupuncture peut également aider à diminuer la consommation de tabac par exemple.

Le déroulement d’une séance

En vue de comprendre le.la patient.e, ses attentes et ses besoins, l’acupuncteur.trice commence par poser une série de questions de santé générale. Ses habitudes alimentaires, son mode de vie, son sommeil etc. Il.elle regarde également les yeux, la peau, la langue et surtout, il procède à un examen du pouls. Diagnostic essentiel pour une approche globale et distinguer l’état psycho-émotionnel et physique du patient. Après discussion, le.la praticien.ne nous explique les points qu’il va piquer et l’on peut ainsi s’installer sur la table d’auscultation, les parties à piquer dévêtues. On pique en général 6 à 10 points car l’idée est de se focaliser sur une problématique et de ne pas tout attaquer en même temps, si l’on a plusieurs maux. Par exemple dans le cas de l’acupuncture pour le stress, on ne piquera pas les mêmes points que lors d’une consultation en cas de transpiration excessive. Une fois les points piqués, on reste allongé.e une vingtaine de minutes, en se reposant et en laissant les aiguilles stimuler, tonifier ou disperser les énergies activées.

En complément des aiguilles

J’ai pu également tester deux variantes de l’acupuncture. La première repose sur l’activation des énergies par un courant électrique. Les aiguilles sont disposées sur les points stratégiques et le.la praticien.ne vient apposer de petites pinces telles des pinces électriques classiques qui vont envoyer de faibles signaux de manière régulière. Sans aucun danger, mais avec un look un peu particulier sur la table, cette technique est indiquée en cas de douleurs plus intenses.

La deuxième est celle de la moxibustion, où la chaleur est ici le stimulant. À la différence de la technique précédente, les aiguilles ne sont pas nécessaires ou alors en complément. L’acupuncteur.trice vient apposer au plus proche des points d’acupuncture un moxa, bâton d’armoise pour stimuler le point. D’une façon générale, cette méthode permet d’activer de faire circuler le Qi, l’énergie vitale. D’autres méthodes pourraient stimuler les points d’acupuncture comme les ventouses ou les aimants, mais je ne les ai pas testé.

Quels sont les bienfaits ?

Une fois la séance terminée, le.la praticienne retire les aiguilles, désinfecte et nous prodigue des recommandations pour accompagner la pratique et les bienfaits. On peut se sentir fatigué.e, vidé.e et il est conseillé de ne pas faire de sport la même journée. Au mieux, prendre soin de soi et se reposer ! Selon le ou les problèmes à traiter, plusieurs séances sont parfois nécessaires. Le mieux peut être de pratiquer l’acupuncture en prévention pour maintenir un équilibre. Elle est également recommandée pour les troubles liés à la grossesse car il s’agit d’une pratique naturelle, sans recours au médicament. À noter qu’il s’agit d’une méthode de soin non remboursée par la sécurité sociale mais reconnue par l’OMS. La pratique est d’ailleurs réservée aux médecins et ne nécessite pas d’ordonnances.

Pour ceux et celles qui souhaiteraient découvrir l’acupuncture pour le stress ou en général, vous pouvez réaliser des séances gratuitement avec les étudiants en apprentissage. Certaines écoles le proposent, notamment la FLETC, où les étudiants de troisième années sont encadrées par des professeurs.

Photo © Rodnae Productions

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