Règles et comédons : comment traiter l’acné hormonale ?

traiter l'acné hormonale

Courant chez les adolescent.es, l’acné concerne aussi les adultes, notamment les femmes. Avec les maux de ventre et les seins gonflés, les comédons sur le menton sont les signes évidents de l’arrivée prochaine des menstruations. Comme si le SPM ne suffisait pas ! Alors comment traiter l’acné hormonale ?

Zoom sur l’acné hormonale

Contrairement aux idées reçues, l’acné n’est pas l’apanage des adolescent.es. En effet, selon des études presque un quart des français, dont 41 à 54% de femmes, est concerné par cette affection de la peau. Si la gente féminine est plus touchée, c’est parce qu’elle vit des bouleversements hormonaux tout au long de sa vie entre cycle menstruel, grossesse et ménopause.

Hormones et autres facteurs

Mais de quelles hormones parle-t-on ? De la testostérone, produite par les ovaires en petite quantité. De la progestérone, dont le taux décolle après l’ovulation. Mais aussi du cortisol, l’hormone du stress.

Ainsi les femmes adultes sont plus sujettes à l’acné dit hormonale en raison du cycle menstruel. Pendant les règles, le niveau d’oestrogènes et de progestérone est au plus bas, laissant la place à la testostérone qui favorise la surproduction de sébum. Au moment de l’ovulation, le pic d’oestrogènes améliore la qualité de la peau et la rend lumineuse. Jusqu’à la phase lutéale, où la progestérone prend le relai et déséquilibre le fonctionnement des glandes sébacées. Sans oublier que le syndrome prémenstruel pointe le bout de son nez et provoque chez certaines femmes du stress et de l’anxiété. Du côté de la grossesse et de la ménopause, l’acné est le résultat d’une fluctuation hormonale intense et importante.

Cependant, il ne faut pas oublier que l’acné n’est pas toujours hormonal. Ou du moins les hormones ne sont pas les seules responsables. L’excès de sébum, qui bouchent les pores et favorisent l’apparition des boutons, a d’autres facteurs. Une mauvaise routine de soin, la pollution ou un déséquilibre alimentaire. Mais aussi l’hérédité puisqu’il existe une prédisposition génétique à l’acné.

Reconnaître l’acné hormonale

Première étape avant de chercher à traiter l’acné hormonale : savoir si on en souffre. Pour ce faire, il faut prêter attention au moment où les comédons débarquent, à leur localisation sur le visage ainsi qu’à leur apparence.

Effectivement, cette affection de la peau se caractérise par une poussée d’acné avant et pendant les règles. Celle-ci se concentre généralement au niveau du menton et le long des maxillaires. À noter que des boutons sur le front indique une mauvaise digestion et entre les sourcils, un excès d’alcool. De plus, en cas d’acné hormonale, les boutons sont rouges, enflammés et forment des kystes douloureux. D’où cette désagréable impression d’avoir un “bouton d’intérieur “. D’ailleurs, ils mettent généralement plus de temps à sortir et à cicatriser qu’un comédon classique.

Traiter l’acné hormonale

Exit les solutions miracles, pour traiter l’acné hormonale il est important de se concentrer sur les gestes du quotidien.

Routine de soin adaptée

Qui dit soin de la peau, dit trois étapes indispensables : démaquillage, nettoyage et hydratation. Même si l’on a envie de camoufler ses imperfections avec du fond de teint et de la poudre, on essaye de garder la main légère. Ces produits ont tendance à obstruer les pores et à aggraver l’acné. Et surtout on prend le temps de se démaquiller pour laisser sa peau respirer pendant la nuit.

Le nettoyage est également important, encore plus lorsqu’on habite en ville, pour se débarrasser de la poussière, de la pollution et des peaux mortes. Bien sûr, la douceur est de rigueur. Il n’est pas question de décaper sa peau avec des produits abrasifs ou un gommage mécanique. Au risque d’exciter davantage les glandes sébacées et/ou d’endommager le film hydrolipidique de l’épiderme. Dernière étape : l’hydratation. Et oui même les peaux grasses ont soif. On se tourne alors vers une crème ou un sérum riche en eau. Bon à savoir : si vous ne donnez pas à votre peau ce dont elle a besoin, elle prendra le relai en produisant toujours plus de sébum.

Côté produits, on oublie ceux à la composition douteuse et on privilégie le naturel avec les huiles végétales et les huiles essentielles. Combinées ensemble, elles peuvent vous aider à traiter l’acné hormonale. Par exemple l’HE de palmarosa est anti-bactérienne, l’HE de lavande vraie est purifiante tandis que l’HE de sauge sclarée favorise la régularisation et la cicatrisation cutanée. Avant de l’appliquer localement, on la ou les diluent dans l’huile de jojoba ou de noisette, connues pour leurs propriétés séborégulatrices.

Une bonne hygiène de vie

Bien que liée aux hormones, l’acné hormonale peut s’intensifier à cause d’une hygiène de vie déséquilibrée. C’est pourquoi il est important de prendre soin de son corps à l’intérieur. On limite les aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés qui contribuent à l’inflammation de la peau. À l’inverse, on consomme davantage de fruits et de légumes riches en vitamines C, de noix qui contiennent des composés anti-inflammatoires, ainsi que les aliments riches en zinc tels que les fruits de mer.

L’hydratation est également clé pour conserver une belle peau. Notamment parce que l’eau en quantité suffisante permet au corps d’éliminer les déchets et les toxines plutôt que de les stocker.

Pour finir une activité sportive régulière peut contribuer à apaiser l’acné hormonale. Le sport favorise la production de dopamine, l’hormone du plaisir, et de l’endorphine, l’hormone du bonheur. Avec la clé moins de stress et donc moins de cortisol.

Assainir son environnement

L’environnement peut aussi jouer un rôle dans l’acné hormonale. Pollution mise à part, la peau est parfois soumise à des nids à bactéries insoupçonnables. C’est le cas par exemple de l’écran de téléphone où l’on en retrouve sept fois plus que sur la cuvette des toilettes. Même chose pour les taies d’oreillers. Ainsi, avant de poser notre joue contre notre portable, on pense à le nettoyer une fois par jour. De plus, on change les draps du lit une fois par semaine.

Autre conseil : utiliser une serviette spéciale pour éponger (et pas frotter énergiquement) son visage. De cette manière on limite le transfert et la multiplication des bactéries.

Prévenir l’acné hormonale

Traiter l’acné hormonale, d’accord, mais ne peut-on pas prévenir cette affection ? Dans une certaine mesure, oui c’est possible. Comme les poussées d’acné sont cycliques, quelques astuces peuvent être mises en place pour les limiter.

Chouchouter sa peau

Dix à sept jours avant l’arrivée des règles, on commence à préparer la peau en respectant à la lettre sa routine de soin. De plus, on active la circulation sanguine et lymphatique à l’aide d’un face roller ou d’un gua sha. Ces deux outils d’auto-massage vont favoriser l’élimination des peaux mortes et des toxines.

Côté soin, on se tourne vers les masques à l’argile verte purifiante (sans en abuser !) ou vers le gommage chimique à base d’acide glycolique et salicylique. Ces derniers possèdent des propriétés séborégulatrices, antispetiques anti-inflammatoires très efficaces contre les comédons. Néanmoins, ils s’utilisent avec prudence et parcimonie (pas d’exposition au soleil).

Miser sur les plantes

Comme pour le SPM et les douleurs menstruelles, la phytothérapie est une excellente solution. Effectivement les plantes hormones-likes agissent sur l’effet up and down des hormones et limitent les poussées d’acné. Au choix sauge, houblon, achillée millefeuille ou gattilier. Que l’on peut consommer sous la forme de tisanes, de teinture-mère ou parfois de gélules.

Les plantes adaptogènes, qui permettent de résister au stress, sont aussi très utiles. Ainsi le ginseng ou la rhodiola apaisent les émotions durant le SPM et évitent la sécrétion de cortisol. Tandis que la mélisse, la verveine et la passiflore, connues pour leurs vertus sédatives, favorisent le sommeil réparateur nécessaire à un épiderme en bonne santé.

Sans oublier bien sûr certains compléments alimentaires tels que le zinc, la levure de bière, riche en oligo-éléments et vitamines B ainsi que l’huile d’onagre, anti-inflammatoire et régulatrice du système hormonal.

Prendre soin de soi

Si votre acné hormonale s’accompagne d’autres symptômes ou vous “gâche” la vie, il est conseillé de consulter un.e dermatologue ou un.e professionnel.le de santé qui pourra vous aider à identifier la cause et à trouver un traitement adéquat.

Néanmoins, bien qu’il existe certains gestes ou astuces pour traiter l’acné hormonale, il n’y a pas de remède miracle. Les fluctuations hormonales font partie de la vie des femmes et il se peut que vous ayez toujours une poussée de boutons à l’approche de vos règles. Et c’est tout à fait normal. Les retouches photos et les filtres nous font souvent oublier que la peau est vivante. Elle n’est jamais lisse, sans pores apparents ou points noirs.

Photo © Polina Tankilevitch

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