Burn-out: reconnaître les signes et s’en sortir

signes du burn out

Véritable fléau de notre époque, le burn-out débarque souvent sans prévenir. Fatigue intense ou profond mal-être, les symptômes sont nombreux mais difficilement identifiables. Alors comment en reconnaître les signes et en sortir ?

Quand le travail devient labeur

Métro, boulot, dodo rythment notre quotidien semaine après semaine. Rien de nouveau sous le soleil depuis quelques décennies. Pourtant à l’ère du tout numérique et des réseaux sociaux, la frontière s’affine entre vie privée et vie professionnelle. Le soir, notre esprit est encore au travail et il nous arrive d’en ramener à la maison le week-end. D’ailleurs, l’investissement, sous toutes ses formes, est bien souvent plus recherché que n’importe quel savoir-faire. Malheureusement, au bout d’un moment, le burn-out vient toquer à notre porte.

Théorisé dans les années 70 par le psychothérapeute Herbert Freudenberger, le burn-out se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental. Cette grande fatigue est provoquée par un investissement trop important dans des situations de travail exigeantes sur le plan psychologique. Plusieurs facteurs contribuent au burn-out tels qu’une pression importante, un manque de reconnaissance et de soutien ou une insécurité professionnelle. Cette affection, engendrée par un sur-engagement dans le travail, touche tous les milieux professionnels. Cependant, les femmes déjà victimes de charge mentale ont plus de risques de souffrir du burn-out.

Une sensation progressive de vide

Si le burn-out est difficilement identifiable, c’est parce qu’il s’installe progressivement. Les insomnies, les migraines et les douleurs musculaires apparaissent dans un premier temps. Bien souvent, elles s’accompagnent d’une perte d’appétit ou au contraire d’une prise de poids. Rapidement l’épuisement physique prend le dessus et provoque un sentiment de vide profond.

Inconsciemment, les personnes victimes de burn-out adoptent des comportement de repli au travail. Face au stress intense, elles deviennent irritables et agressives ou totalement indifférentes vis à vis de leurs tâches et de leur entourage. De plus, elles n’ont plus confiance en elles et se dévalorisent sans cesse. Elles ont le sentiment de ne plus être à la hauteur.

Enfin, au bout de quelques semaines ou mois, l’épuisement se traduit par un effondrement total. Impossible de se lever pour aller travailler. Impossible de réaliser la moindre action sans pleurer. Ou tout simplement une absence totale de réaction face au reste du monde.

Trouver la porte de sortie

Même si le burn-out n’est pas encore considéré comme une maladie par l’OMS, c’est une affection qu’il ne faut pas sous-estimer. La première chose à faire c’est de demander un arrêt de travail à votre médecin traitant ou à la médecine du travail. Ainsi, vous pouvez vous reposer et prendre le temps de souffler. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un.e psychologue ou tout autre professionnel.le de santé.

Dans un second temps, réapprenez à prendre soin de vous. Vous pouvez faire du sport, méditer ou encore lire. L’idée étant de trouver une activité plaisante qui n’est pas liée à un objectif. Il s’agit tout simplement de vous faire du bien.

Enfin, essayez de vous poser les bonnes questions. Faîtes une liste des points positifs et négatifs de votre activité professionnelle. Identifiez la ou les sources de votre stress et de vos angoisses. Demandez-vous si votre mal-être vient plutôt de votre emploi ou de son cadre. Cette réflexion terminée vous pourrez soit reprendre le travail, soit en changer, soit envisager une reconversion professionnelle.

Photo ©Karolina Grabowska

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