Pratiquer la sorcellerie moderne : entre puissance et liberté

pratiquer la sorcellerie moderne

Loin des nez crochus et de la série télévisée Charmed, la sorcellerie moderne est un art de vivre ou une philosophie de vie à part entière. Entre connexion à la nature, aux astres et surtout à soi, les sorts et rituels sont une manière de se libérer des normes de la société. Mais surtout de se sentir bien ou mieux. Alors comment pratiquer la sorcellerie moderne ?

La sorcellerie moderne en bref

S’il existe plusieurs définitions de la sorcellerie moderne, l’essentiel repose sur ce désir de se connecter à la nature et à soi à travers différents rituels ou sorts ” magiques “. Pratiquer la sorcellerie moderne c’est à la fois respecter les anciennes traditions, telles que la célébration des fêtes sacrées, et transmettre les savoirs ancestraux, comme les tisanes ou les onguents.

Loin de l’image des sorcières combattant les démons (quoique…), les nouvelles pratiquantes utilisent des bâtons de fumigation pour purifier une maison après un emménagement. Tirent les cartes d’un oracle ou du tarot pour en savoir plus sur elles-mêmes et réalisent des rituels pour lâcher-prise ou adresser un message à l’Univers. Ainsi la sorcellerie moderne est un art de vivre qui flirte parfois avec le développement personnel. Il est question d’utiliser des outils magiques pour s’ancrer, se reconnecter à soi et se sentir bien.

Bon à savoir : cette philosophie de vie se différencie du wiccanisme. En effet, bien que ce terme anglo-saxon fasse référence aux pouvoirs magiques, il s’agit avant tout d’une religion païenne à part entière. Avec ses codes, ses rites d’initiation et ses croyances. Alors que n’importe quelle femme est capable de pratiquer la sorcellerie moderne au quotidien. Il suffit simplement d’être connectée avec les énergies de la nature, des plantes, des cristaux ou encore de la Lune.

Des liens avec le féminisme

Difficile de parler de sorcellerie moderne sans parler de patriarcat et de féminisme. Puisque la chasse aux sorcières était avant tout une façon d’éliminer les femmes avec un semblant de pouvoir et/ou de les en déposséder. D’ailleurs, ces ” sorcières ” détenaient souvent un savoir particulier sur le corps féminin et son fonctionnement. Effectivement très rapidement les sages-femmes ou les guérisseuses se sont vues confisquer leur savoir-faire par les médecins de l’époque.

Pratiquer la sorcellerie moderne est donc une façon d’honorer nos ancêtres mais aussi de s’émanciper et de se libérer du patriarcat ( le démon à combattre en somme…). C’est redécouvrir et transmettre le savoir ancestral. Pour mieux se connaître, se comprendre et se sentir plus libre et indépendante.

Sans oublier que la communauté des sorcières est un formidable lieu d’entraide et de sororité. La pratique rassemble et crée des liens puissants et indéfectibles. Un élément clé dans la lutte pour l’égalité.

Mais aussi avec le féminin sacré

Pour certaines, pratiquer la sorcellerie moderne est aussi un moyen de se reconnecter à sa féminité et de retrouver sa puissance intérieure. Les principes du féminin sacré sont la connaissance et l’acceptation de soi. Il s’agit d’écouter son corps, ses émotions. Se faire confiance plutôt que de suivre les normes dictées par la société.

En ce sens, les sorcières ou les prêtresses, cherchent à comprendre leur cycle menstruel à l’aide des archétypes féminins et de l’influence de la Lune. Elles pratiquent des rituels de Pleine Lune ou de Nouvelle Lune pour lâcher-prise ou poser des intentions. Et elles se servent de l’énergie vibratoire des pierres pour développer leur intuition et leur créativité.

La sororité y est aussi très importante et s’exprime lors de tentes rouges ou de cercles de femmes. Des moments de rencontre privilégiés où la parole des femmes et les rituels s’entremêlent.

La liberté avant tout

Pas plus un mouvement féministe qu’un éveil au féminin sacré, la sorcellerie moderne est avant tout une question de liberté. Comme l’explique Taous Merakchi (alias Jack Parker) dans son livre Witch Please, la pratique de la magie est personnelle. Il ne revient qu’à soi de définir quelle sorcière l’on veut être et comment l’exprimer au quotidien.

Il n’existe pas de bonnes ou de mauvaises pratiques. Tout est une question de vécu, de ressenti ou d’affinités avec les outils magiques ou les sorts. Certaines sorcières croient aux arts divinatoire comme le pendule ou à la guérison grâce aux pierres de soin. Tandis que d’autres ne jurent que par le pouvoir des plantes et les remèdes ancestraux. De même, les formules “toutes prêtes” ou les rituels bien définis ne sont pas à respecter à la lettre. Ce sont avant tout des sources d’inspirations et des guides. Les sorcières sont libres d’écrire leurs propres sorts, voeux ou rituels.

En définitive, pratiquer la sorcellerie moderne c’est se fier à son instinct et renouer avec sa véritable identité et personnalité. Il n’est pas question de se libérer des codes imposés par la société pour en suivre d’autres !

Dans l’antre d’une sorcière

Si la magie est partout, certains outils en facilitent la pratique. Ainsi on en retrouve plusieurs chez les sorcières modernes. Le bâton de fumigation, pour commencer, qui chasse les mauvaises énergies. Les bougies, utilisées lors de rituels ou des célébrations des fêtes sacrées. Chaque couleur ayant ici un pouvoir ou une signification particulière. Un grimoire ou un carnet pour y noter ses sorts, ses plantes préférées ou encore ses connaissances. Un chaudron pour y faire brûler de la sauge ou y préparer des potions. Ou encore des cristaux, pendule ou boule de cristal pour faire circuler les énergies, se protéger ou prédire l’avenir.

Les adeptes de la sorcellerie peuvent aussi acquérir un autel pour y poser leur grimoire, bougies, cristaux et y pratiquer leurs rituels. Un athamé, une dague utilisée pour les cérémonies ou une baguette. Sans oublier des cordes, un balai ou encore un pentacle. La liste des outils est longue et peut se personnaliser au gré des envies et besoins. À vous de découvrir celui ou ceux qui conviennent le plus à votre pratique.

Sabbats et fêtes sacrées

Pour finir, pratiquer la sorcellerie moderne consiste aussi à célébrer les sabbats ou les huit fêtes sacrées. Héritées des traditions celtes et nordiques, celles-ci sont en lien avec une divinité, la nature ou le changement des saisons.

La roue des fêtes de sacrées de l’année commence avec Samhain le 31 octobre. Elle marque notamment le moment où le voile entre le monde des vivants et des morts est le plus fin. Vient ensuite Yule qui commence généralement le 21 décembre durant le solstice d’hiver. Imbolc, le 1er février qui célèbre le déclin de la période hivernale. Ostara, autour du 20 mars, au moment de l’équinoxe de printemps. Puis Beltane, le 30 avril ou 1er mai, qui est une célébration de l’amour et de la première floraison. Litha, autour du 21 juin, durant le solstice d’été. Lammas, le 1er août pour fêter le début des récoltes. Et enfin Mabon, autour du 22 septembre, au moment du solstice d’automne.

À chaque fête sacrée se rattache un rituel, une plante ou un sort. Mais encore une fois, les respecter ou non est une question de liberté.

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