Peur de l’échec : comment la surmonter ?

peur de l'échec

Véritable fléau, la peur de l’échec peut surgir à tout moment. Non seulement, elle nous tord le ventre mais en plus elle nous empêche d’être au maximum de nos capacités. Plus pour longtemps ! Il est temps de lui dire adieu et de réaliser nos rêves.

Zoom sur la kakorrhaphiophobie

Si la crainte d’échouer est normale, la peur de l’échec l’est beaucoup moins. En effet, la première est le signe d’un stress positif qui pousse à réfléchir et à donner le meilleur de soi-même avant de se lancer dans un projet. La seconde, quant à elle, engendre une angoisse qui paralyse et empêche d’agir ou de prendre de simples décisions. Ainsi la kakorrhaphiophobie est la phobie extrême de l’échec. Lorsqu’on en est victime, on redoute chaque situation car on pense qu’elle sera forcément synonyme de déboire.

Mais pourquoi cette peur de l’échec est si forte ? D’abord parce que dès l’enfance, nous avons une perception négative de l’erreur. À l’école, le fait de se tromper est souvent associé à un manque de travail, de concentration voire même d’intelligence. De plus, la société française, contrairement aux pays anglo-saxons, ne valorise pas du tout l’échec. Dans le monde du travail, le droit à l’erreur est par exemple très rare. Résultat, l’échec est directement imputé, à tort, à nos incapacités supposées. Une tendance à l’anxiété et un manque de confiance, et hop nous voilà prédisposé.es à la peur de l’échec !

STUPEURS ET TREMBLEMENTS

Bien qu’elle puisse se déclencher à tout moment, la peur de l’échec se réveille lors de situations particulières. Un examen important, un changement de travail, une conférence ou encore un nouveau projet. Par ailleurs, elle se traduit par de nombreux symptômes physiques, psychologiques et comportementaux.

Les manifestations corporelles de cette phobie se caractérisent par un mal-être général, des maux de ventre, des palpitations, un rougissement ou une transpiration excessive. Dans certains cas, cela peut même aller jusqu’au black-out total.

Du côté du mental, l’image de soi et l’auto-critique sont totalement négatives. Les personnes phobiques de l’échec oscillent entre un perfectionnisme poussif et un manque de persévérance. De plus, elles sont soit trop exigeantes avec elles-mêmes, soit trop indulgentes.

Ces symptômes physiques et psychologiques provoquent certains comportements. Pour commencer, les personnes phobiques de l’échec ne retiennent que les remarques négatives à leur propos. D’ailleurs, elles ont une forte tendance à se comparer aux autres et à envier leur réussite. Adeptes de la procrastination, elles préfèrent repousser certaines tâches ou ne rien faire du tout plutôt que d’agir. Ainsi, elles pourront se conforter dans l’idée d’un échec inéluctable. Enfin, elles ne se porteront jamais volontaires pour la réalisation d’un projet, quand bien même elles rêveraient d’en être le leader.

L’échec : L’histoire de la vie ?

Mais si la kakorrhaphiophobie sabote toute notre vie, comment la surmonter ? Tout simplement, en changeant de regard sur l’échec. Parce que oui, celui-ci peut être d’une grande richesse. Premièrement, il nous permet d’apprendre et de construire progressivement notre histoire. C’est en se trompant qu’on découvre qui on est et ce que l’on souhaite réellement. De plus, une situation d’échec met en évidence nos forces, nos faiblesses et nos capacités à réagir. Ainsi elle nous donne la possibilité de nous améliorer et de grandir.

Ensuite, l’échec nous offre des opportunités. En effet, lorsqu’on suit un chemin tout tracé, on ne prends généralement pas le temps de se poser des questions. Or, une sortie du route est l’occasion de se réinventer ou de voir les choses en plus grand.

Pour finir, vivre et accepter l’échec est le meilleur moyen de rester humble et de garder la tête haute. Grâce à nos erreurs, nous sommes d’autant plus fier.es de notre parcours et de nos réussites.

Amour, méditation et lâcher-prise

Changer de regard ? Plus facile à dire qu’à faire ! Vous ne dépasserez pas votre peur de l’échec en un claquement de doigts. Un long travail sur vous-même sera sûrement nécessaire.

Première étape : dire adieu à son anxiété. Pour ce faire, vous pouvez boire des tisanes à base de camomille, tilleul ou verveine très apaisantes. Les huiles essentielles de lavande et de ylang-ylang ont également des vertus relaxantes. De plus, la méditation est un excellent exercice pour faire redescendre le stress et se ressourcer. Si cela n’est pas suffisant, n’hésitez pas à consulter un.e psychologue ou un.e sophrologue.

Deuxième étape : apprendre à s’aimer. Développer son estime de soi est le meilleur moyen de ne plus douter de ses capacités. Soyez bienveillant.e envers vous-même et parlez-vous de manière positive et agréable. En outre, prenez le temps de faire le point et d’identifier vos atouts et vos failles.

Troisième étape : Sortir de sa zone de confort. Attention, ne démarrez pas tout de suite un projet ambitieux ! Ici, il s’agit plutôt de changer sa routine et de se lancer des minis-défis. Apprendre à dessiner ou oser inviter la personne qui vous plaît par exemple.

Quatrième étape : Se mettre à la visualisation positive. Il est temps de rêvasser activement ! Prenez un instant, fermez les yeux et visualisez un objectif de vie. Imaginez qu’il est à votre portée et concentrez-vous sur les sensations que cela vous procure. Ainsi, vous serez capable de formuler vos objectifs et de vous donner la peine de les atteindre. 

Cinquième étape : lâcher-prise ! Et bien oui, pour arrêter d’avoir peur de l’échec il faut accepter qu’il puisse arriver. Notamment parce que nous ne pouvons pas tout contrôler et que tout n’est pas de notre fait.

Photo © Samantha Garrote

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