Mieux gérer sa colère pour éviter l’explosion

mieux gérer sa colère

Qu’elle soit anecdotique ou violente, la colère fait partie de notre quotidien. Si certaines personnes vivent en harmonie avec cette émotion, d’autres se laissent dominer par elle. Rage intense ou ruminations…et si on laissez tomber la pression ?

Saine colère

Toute comme la joie ou la tristesse, la colère est une émotion nécessaire à notre équilibre psychologique. Elle est le signe d’un mécontentement, d’une frustration ou d’une contrariété et s’accompagne souvent de réactions physiques. En effet, notre rythme cardiaque s’accélère, nos muscles se tendent et une sensation de chaleur nous envahit, bref on voit rouge. La plupart du temps, cette émotion est une réponse à une situation ou à une personne que l’on juge déplaisante ou mauvaise. Ainsi la colère diffère d’une personne à l’autre car elle est en grande partie subjective. Certaines personnes entreront dans une colère noire face à une incivilité tandis que d’autres hausseront juste les épaules.

Généralement, la colère est une émotion saine qui permet de relâcher la pression, de se faire respecter ou encore d’affirmer sa personnalité. Néanmoins, lorsqu’elle prend le pas sur tout le reste, elle peut également être le signe d’une insatisfaction plus profonde.

Le gang des colériques

Dans une rage perpétuelle, les personnes colériques ont des réactions disproportionnées et peuvent exploser à tout moment. Mais d’où vient cette tendance à se laisser porter par la colère ?

Les personnes colériques ont avant tout des difficultés à percevoir et à comprendre leurs émotions. C’est pourquoi, elles n’arrivent pas à les exprimer autrement qu’avec de l’agressivité et de la violence. De plus, elles ont souvent une faible estime de soi. Elles attendent beaucoup trop d’elles-mêmes et de la vie en général. C’est d’ailleurs pour cette raison que les personnes colériques répondent à la taquinerie par des remarques blessantes. Pour se protéger, elles privilégient l’attaque à la défense quitte à le regretter amèrement par la suite.

Dans certains cas, la colère est une façon de masquer une émotion profondément enfouie dans l’inconscient telle que la tristesse. Certaines personnes endeuillées, par exemple, utilisent l’agressivité comme un bouclier. Elles cherchent ainsi à se préserver en s’isolant et en remplaçant la souffrance par la colère. Malheureusement cette technique d’évitement est dangereuse sur le long terme. D’une part parce qu’elle engendre une grande solitude et d’autre part parce qu’elle retarde la guérison.

Les colériques anonymes

Que les personnes qui ne se mettent jamais en colère, ne se réjouissent pas trop vite ! En effet, mieux gérer sa colère ne signifie pas pour autant la taire. Bien au contraire, il est préférable de crier de temps en temps plutôt que de refouler complètement ses émotions. À force de trop vouloir se refréner, on finit par accumuler un trop-plein de colère. Celui-ci se traduit alors par une anxiété, des troubles du sommeil voire même une dépression.

Un refoulement systématique de ses émotions est le signe d’une mauvais estime de soi et d’une grande vulnérabilité. Les personnes dans ce cas de figure n’osent pas dire non et s’affirmer. Elles préfèrent oublier leurs attentes et leurs sentiments par peur du regard des autres. Rien de tel pour générer de la rancœur et de l’amertume.

mode d’emploi de la colère

Même si un travail sur les émotions est difficile, voici quelques conseils pour apprendre à mieux gérer sa colère :

Pour les colériques :

Conseil no 1 : on se reconnecte à soi ! Si vous sentez que vous allez perdre votre sang-froid, respirez un grand coup. Ne réagissez pas au quart de tour et isolez-vous, si possible, ou touchez votre bras. Vous pouvez également boire un grand verre d’eau. En prenant conscience de vos sensations et de votre corps, vous ne vous laisserez pas guider par votre colère.

Conseil no 2 : on verbalise sa colère ! Réfléchissez à ce qui vous contrarie et essayez d’y associer des mots. Grâce à l’écrit, vous apprendrez à reconnaître vos émotions et à les exprimer calmement.

Conseil no 3 : on évacue progressivement ! Rien de mieux que le sport ou la méditation pour se décharger d’une colère omniprésente. De plus, n’hésitez pas â râler de temps en temps pour vous soulager d’une trop grande tension.

POUR LES COLÉRIQUES anonymes :

Conseil no 1 : on s’exerce à la colère ! Visualisez une personne ou une situation déplaisante et imaginez votre réaction face à celle-ci. Exprimez votre colère à haute-voix ou par écrit. Seul.e, vous pourrez ainsi laisser libre cours à vos émotions sans avoir peur du regard des autres.

Conseil no 2 : on apprend à dire non ! Répondre à la négative à une demande est une façon saine de s’affirmer. Commencez par vous exercez avec des questions simples telles que la prise d’un café ou une sortie. Petit à petit, vous aurez moins peur de réagir en cas de désaccord.

Conseil no 3 : on ne rumine plus ! Vous n’avez pas su exprimer votre colère au moment opportun ? Tant pis pour cette fois. Inutile de rejouer la scène cent fois dans votre tête. En passant tout de suite à autre chose, vous aurez sûrement moins envie de vous taire la prochaine fois.

POUR LES deux:

Conseil no 4 : on améliore son estime de soi ! Soyez bienveillant.e envers vous-même et parlez-vous gentiment. N’hésitez pas a réaliser une introspection pour savoir d’où vient votre vulnérabilité.

Conseil no 5 : on consulte un.e professionnel.le de santé ! Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide afin de mieux gérer sa colère. Un.e psychologue, un.e sophrologue ou un.e kinésiologue pourront vous proposer un travail de libération émotionnelle.

Photo ©Andrea Piacquadio

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