Mal-être : passer le cap de consulter un.e psychologue

consulter un psychologue

Addictions, mal-être, peurs… on pense pouvoir faire avec ou juste fermer les yeux pour avancer mais parfois l’implosion est proche. Se rendre chez un.e psychologue n’est pas honteux et souvent très bénéfique pour mieux comprendre et se sentir bien.

Sending out an SOS

Message in a bottle … envoyer une bouteille à la mer tel le naufragé de Police n’est pas forcément la meilleure solution lorsque l’on ne va pas bien ou que l’on ressent un mal-être. On attend parfois des mois voire des années avant de consulter un.e professionnel.le comme si aller voir un psy faisait de nous des fous ou des personnes anormales. De la tristesse à l’angoisse, de l’anxiété aux troubles alimentaires ou obsessionnels. De l’addiction aux phobies en passant par le traumatisme (accident, deuil, viol…) jusqu’à la détresse psychologique de la dépression, nombreuses sont les raisons pour consulter un.e psychologue. D’ailleurs, on ne consulte pas en fonction de la gravité de l’épreuve vécue mais plutôt en fonction de notre ressenti. Nous sommes notre propre curseur pour juger de notre bien-être et décider d’aller mieux n’est pas une tare.

Il nous paraît logique d’aller chez le médecin lors d’une douleur corporelle mais beaucoup moins lorsque celle-ci est d’ordre psychique. Parfois on ne sait pas bien à quoi s’attendre ni qui aller voir. Sommes-nous prêts à parler de ce qui ne va pas ? Outre la démarche financière, c’est avoir le courage d’admettre notre vulnérabilité et notre besoin d’aide. Une étape décisive pour aller mieux et commencer à soigner ses blessures.

Psychologue ou psychiatre ?

Les psychologues sont formé.e.s à l’analyse et à la compréhension de la psychologie humaine. Il·elle·s vont aider les patient.e.s à analyser leurs fonctionnements de pensées, d’émotions, de comportements, et de contexte (familial, professionnel ..) en s’appuyant sur des outils (tests..), des méthodes, des théories ou des modèles. Certains étant issus de la recherche scientifique et/ou empirique (sur le terrain). Un.e professionnel.le peut ainsi évaluer ou conseiller de manière non thérapeutique mais aussi proposer une thérapie pour trouver des solutions avec les patient.e.s et les guider. Une consultation coûte entre 50 et 70€, non remboursée par la sécurité sociale sauf en cas de parcours coordonné dans un centre-médico-psychologique. Une partie peut néanmoins être prise en charge selon votre mutuelle.

Les psychiatres sont aussi expert.e.s en psychologie humaine mais il·elle.s ont suivi des études de médecines. Médecins, il·elle.s peuvent alors délivrer des arrêts de travail et prescrire des médicaments en combinaison à la prise en charge psychologique. Le choix de l’un des deux reste personnel mais votre médecin traitant peut également vous orienter selon vos besoins. En effet, un.e psychiatre est à même de gérer des pathologies plus graves comme l’autisme, la schizophrénie, les troubles paranoïaques, bipolaires ou les dépressions majeures. Les consultations sont remboursées par la sécurité sociale à hauteur du tarif du secteur 1, maximum 50€ la séance. Les médecins du secteur 2, quant à eux, disposent d’honoraires libres, le remboursement n’est donc pas le même.

Pas de magie

Lorsque l’on imagine une séance chez un.e psychologue, on a souvent l’image d’une personne sur un canapé détaillant sa vie et ses pensées au professionnel assis en face et prenant des notes. L’échange est clé et l’image n’est pas fausse mais peut-être un peu cliché. Aujourd’hui il est devenu courant de téléconsulter par exemple. Peut-être est-ce d’ailleurs une façon de vous sentir plus en confiance. Le plus dur est sûrement la démarche ainsi que d’exposer les raisons de sa venue. Quels sont nos problèmes, attentes et surtout motivations. La période et le nombre nécessaire de séances dépendra de chacun.e car on ne ressort pas d’une séance avec la science infuse et la réponse à tous nos soucis.

Différentes thérapies

Si l’on repense à l’image du canapé, vous entrevoyez peut-être la traditionnelle psychanalyse qui est une forme de psychothérapie. Elle cherche à traduire la signification des conflits restés inconscients. Mais il existe aussi des thérapies brèves et structurées notamment la thérapie comportementale cognitive (TCC). Elle axe les séances sur des objectifs et demande la participation active des patient.e.s. Des exercices peuvent être réalisés à la maison entre les séances. Elle est reconnue scientifiquement et soigne de nombreux troubles, addictions ou TOC et est également utilisée pour le coaching personnel et professionnel (choix de vie, estime de soi, gestion de carrière). 

Comme l’hypnose qui se démocratise petit à petit, de nouvelles méthodes apparaissent. Parfois sans preuves scientifiques, elles étonnent néanmoins par leurs résultats positifs. Car pour aller mieux et se sentir bien, il faut parfois sortir des sentiers battus. Des méthodes comme l’EMDR, le brainspotting ou la kinésiologie peuvent être alors de bonnes alternatives. 

Photo ©Cottonbro

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