Je pleure souvent, c’est grave ?

je pleure souvent

On ne parle pas ici du larmoiement réflexe lorsque l’on épluche les oignons mais bien des larmes émotionnelles quelquefois trop récurrentes. Mais alors, pourquoi pleure t-on parfois si souvent ?

Cry me a river

Tout d’abord et cela ne va pas vous plaire, les femmes pleurent plus que les hommes. Biologiquement, le canal lacrymal masculin est légèrement plus grand, ce qui fait couler moins de larmes sur la joue pour une émotion comparable. C’est également dû à un certain conditionnement social qui éduque les garçons à ne pas pleurer. Nous donnant ainsi l’impression de peut-être trop pleurer. Même si émotions et sentiments sont vécus par les deux sexes, leurs expressions dépendront ensuite largement de la personnalité. Enfin, nombreuses sont les femmes à souffrir du syndrome prémenstruel avec, à la clé, les crises de larmes. Si les montées d’émotions, associées aux pleurs, surviennent avant vos règles vous saurez ainsi contre quoi vous énerver.

Les pleurs libérateurs

Ce qui est sûr, c’est que les larmes ne viennent pas de nulle part et sont une réaction naturelle, notamment face au stress. Pression de tous les côtés, colère, fatigue accumulée, bref la coupe est pleine. On a alors besoin de libérer cet excès d’énergie et pleurer est un bon moyen de le faire. Bien que les larmes n’enlèvent pas le stress ou les contrariétés, elles permettent de libérer les tensions et d’évacuer pour mieux faire face à la situation par la suite. Pleurer est une forme de lâcher-prise.

De plus, la personnalité joue un rôle important et le niveau d’empathie n’est pas le même pour tout le monde. Certaines personnes vont avoir la larme facile devant une scène de film, une annonce, un évènement triste. Ou tout simplement en s’imaginant à la place des autres. Une émotion débordante, même de bonheur peut alors profondément nous toucher. Lors d’une situation triste, c’est plutôt le reflet de nos angoisses et de nos peurs qui stimule le canal lacrymal. Véritable moyen d’exprimer nos émotions, pleurer est donc tout à fait positif, voire même une force dans certains cas. C’est aussi montrer son côté vulnérable et inciter ainsi les autres à exprimer, eux-aussi, leurs ressentis.

L’hypersensibilité

Mais parfois pleurer nous gâche la vie, notamment avec l’hypersensibilité. Trop récurrent, trop fatiguant, sans raison particulière si ce n’est en réaction à tout ce qui nous entoure, on peut se sentir démuni.e. L’hypersensibilité n’est pas une maladie et n’a pas d’origine particulière. L’hypersensible va réagir de manière beaucoup plus intense aux évènements, situations et émotions traversées amenant souvent aux larmes. Les personnes hypersensibles sont plus intuitives, plus créatives et plus ouvertes aux autres. Si la sensibilité est un atout, il n’est pourtant pas facile de gérer tout cela. Le plus dur est d’accepter ses émotions, de ne pas les refouler et aussi de ne pas culpabiliser. Les verbaliser ou les écrire peut permettre de les comprendre. Il ne faut pas oublier que les sentiments ne se contrôlent pas mais s’apprivoisent.

L’appel à l’aide

Pour les raisons évoquées avant, pleurer est en majeure partie dû à la personnalité et à notre manière d’extérioriser nos émotions, tristes ou joyeuses. Mais les pleurs sont également la sonnette d’alarme quand cela va mal. Si je pleure avec le sentiment d’une grande tristesse et que cela perdure, il peut s’agir d’une déprime voire d’une dépression. En effet, pleurer tous les soirs ou le matin avant de commencer sa journée n’est pas le signe d’une effusion de sentiments. Dans ce cas, il convient de se poser les bonnes questions sur pourquoi je pleure et peut-être de consulter un médecin ou un.e psychologue.

Photo @Alex Green

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