Charge mentale écologique : l’autre corvée des femmes

charge mentale écologique

Compost, achats en vrac ou lessive DIY, autant de petits gestes du quotidien qui font du bien à la planète. Mais pas forcément aux femmes. Quand la préoccupation de l’environnement s’ajoute à la gestion du foyer, c’est la charge mentale écologique assurée.

Charge mentale option zéro déchet

Comme son nom l’indique, la charge mentale écologique se traduit par une planification et une prise en charge permanente des petits gestes pour la planète. Fabriquer ses produits ménagers soi-même, faire ses courses en vrac ou mettre en place un compost, toutes ces actions sont bénéfiques pour l’environnement mais prennent du temps. Le problème c’est que cette responsabilité repose encore une fois sur les femmes. En effet, cette mobilisation écologique se caractérise par des tâches ménagères spécifiques. Or, selon une étude de l’IFOP, 73% des françaises déclarent en faire plus que leur conjoint. Résultat, une nouvelle to-do-list vient s’ajouter à la première voire à la seconde. D’ailleurs, la journaliste belge Marise Ghyselings parle carrément d’une troisième journée de travail.

En outre, cette charge cognitive invisible ne concerne pas seulement l’anticipation et la mise en place de ces routines zéro-déchet. Bien souvent, les femmes sont également à l’initiative de tous ces changements. Soit parce qu’elles sont plus sensibles à l’écologie. Soit parce que ces derniers sont un prolongement logique de l’injonction à être une bonne mère. Dans tous les cas, la fatigue se fait vite ressentir. Surtout lorsqu’il n’y a aucune reconnaissance pour le travail accompli et/ou pas d’implication du partenaire. Sans compter que les femmes éprouvent un sentiment profond d’échec quand elles n’ont plus la force de continuer.

Raz-de-marée écologique

Tout comme sa grande sœur, la charge mentale écologique génère une grande souffrance. Avec la liste des corvées qui n’en finit plus, les femmes ont l’impression d’être débordées et à court de temps. L’épuisement mental provoque petit à petit un épuisement physique. Elles se sentent non seulement dépassées mais aussi vidées de toute leur énergie.

C’est à ce moment que les femmes ont envie de jeter l’éponge et de reprendre les vieilles habitudes. Ce mal-être pourrait s’arrêter là, sauf qu’elles culpabilisent d’être incapables de gérer ces “petits” gestes. Comment peuvent-elle renoncer alors qu’il y a urgence climatique ? Malheureusement, les femmes ont tendance à se remettre plus en question que nécessaire et à douter de leur choix.

Le changement c’est maintenant !

Mais comment inverser la tendance sans pour autant renoncer à ses idéaux ? D’abord en lâchant-prise ! Le zéro déchet absolu n’existe pas. Et la perfection encore moins. Rappelez-vous également que vous n’êtes pas seul.e dans cette lutte contre le réchauffement climatique. Si vous en faites déjà beaucoup, ce n’est pas une seule salade suremballée qui ruinera tous vos efforts.

Ensuite une mise au point avec votre partenaire est nécessaire. Il.elle doit prendre conscience de la charge mentale qui pèse sur vos épaules et la partager. Vous pouvez par exemple rédigez chacun.e une did-it list avec toutes les tâches réalisées et/ou les initiatives écologiques mises en place. De cette manière, votre partenaire aura une meilleure perception de la situation.

Pour finir la communication dans le couple, c’est bien mais ce n’est pas assez. Effectivement, si les filles et les garçons étaient éduqués de la même façon, une mise au point serait inutile. Bon à savoir : les femmes n’ont pas un gène spécial tâches ménagères ou sauvetage de la planète. Les hommes peuvent être autant impliqués dans la protection de l’environnement. D’ailleurs, s’ils sont capable de défendre la cause sur le terrain, ils le sont tout autant à la maison.

Photo ©Shvets production

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